« D’importants dysfonctionnements de gestion et de contrôle menant à une situation financière fortement dégradée. » C’est le constat dressé par la Chambre régionale des comptes (CRC) Occitanie dans un rapport publié ce 8 juin sur la gestion de l’association Le Printemps des comédiens, organisatrice du festival montpelliérain du même nom. Une publication qui intervient en même temps que la 40ᵉ édition du festival (29 mai-21 juin)... Un hasard du calendrier, plaident les magistrats de l’institution de contrôle.
Si la CRC a mis son nez dans ces comptes (exercices 2019-2024), c’est suite à un signalement du Département de l’Hérault en 2024. Et parce que le festival est largement subventionné par de l’argent public, dans un contexte de finances de plus en plus contraint pour les collectivités...
Le Printemps des comédiens occupe une place reconnue dans le paysage théâtral français. Deuxième festival du genre derrière Avignon, il reste toutefois d’une autre échelle, avec quatre salariés permanents seulement, un budget qui pèse environ un quart de celui d’Avignon, et une fréquentation de 20 000 personnes, contre 100 000 en Avignon. L’association a été présidée de 1991 à 2021 par le dramaturge Jean-Claude Carrière, homme de théâtre, succédé à son décès par Gérard Lieber, dramaturge et professeur fondateur des études théâtrales à l’université Paul Valéry de Montpellier.