L'Assemblée prolonge l'exonération des pourboires
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Des bocaux à pourboires, au restaurant Bots & Pots à Zagreb.
/FW1/William Maclean - REUTERS - ANTONIO BRONIC
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Des bocaux à pourboires, au restaurant Bots & Pots à Zagreb.
/FW1/William Maclean - REUTERS - ANTONIO BRONIC
L’ouverture des débats budgétaires à l’Assemblée nationale a été marquée par une défaite symbolique et financière pour le gouvernement. La chambre basse a non seulement validé l’extension de l’exonération de charges sur les pourboires, initialement prévue pour s’éteindre fin 2025, mais elle a aussi imposé son propre calendrier en reportant l’échéance à 2028.
L’impact de cette décision ne se limite pas aux seuls métiers en tension de l’hôtellerie-restauration. Les députés ont couplé cette prolongation d’une contrainte budgétaire nette. Le gouvernement est désormais contraint d’intégrer dans ses prévisions une rentrée de 400 à 450 millions d’euros issue d’un ajustement de la taxation des plus hauts revenus.
Ce coup de force est l’œuvre de l’opposition, notamment des députés Les Républicains (LR). Un amendement défendu par Laurent Wauquiez, leur chef de file, a été très largement adopté. Il s’agit d’une victoire notable pour la droite dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances (PLF).
L’argumentaire de la droite a ciblé l’attractivité des métiers concernés. Le député LR Vincent Descoeur a souligné que la mesure « a apporté satisfaction aux employeurs comme aux salariés ». Pour la main-d’œuvre, les pourboires représentent une « part non négligeable de la rémunération ». Sur X (anciennement Twitter), Laurent Wauquiez a synthétisé cette approche en saluant un « soutien à la France qui travaille ! ».
À lire également
Le vote n’a laissé aucune place au doute quant à la volonté du Parlement. L’amendement a été adopté par 142 voix contre 48, consolidant une alliance des votes entre le Rassemblement national et la droite.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?
Japon, États-Unis, Europe… Les pays où le nombre de millionnaires a le plus augmenté en 2025