Ce week-end, les députés ont voté plusieurs amendements au projet de loi de finances (PLF) pour 2026 qui – si le texte était définitivement adopté d’ici à fin décembre – auraient des conséquences très directes sur la vie des ménages.De l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu (IR) sur l’inflation à la défiscalisation des pensions alimentaires pour le parent receveur, La Tribune fait un point d’étape.
- Indexation du barème de l’impôt sur le revenu
Dans le budget 2026, le gouvernement Lecornu prévoyait de geler le barème de l’impôt sur le revenu. Une mesure qui aurait provoqué l’entrée dans l’impôt de 200 000 ménages aujourd’hui non imposables et un gain de 2 milliards d’euros pour les caisses de l’État. Mais l’Assemblée nationale en a décidé autrement samedi contre l’avis du gouvernement. Un amendement porté par Laurent Wauquiez, le chef de file des députés Les Républicains (LR), qui prévoit la réindexation totale du barème sur l’inflation (à hauteur de 1,1 %), a été adopté grâce à l’appui de députés LFI, Renaissance, et Rassemblement national.
- Défiscalisation des pensions alimentaires pour le parent receveur
Sous l’impulsion du groupe Écologiste et Social, les députés ont voté un amendement en faveur de la défiscalisation des pensions alimentaires pour les parents qui les reçoivent. Aujourd’hui, la pension alimentaire est déductible… pour le parent débiteur jusqu’à 6 794 euros. « Le parent gardien, dans la majorité des cas la mère, subit une ‘double peine’, la pension alimentaire étant à la fois prise en compte dans l’assiette de calcul de l’impôt sur le revenu et dans les barèmes des prestations sociales », a rappelé la députée écologiste Marie-Charlotte Garin.
- Défiscalisation des heures supplémentaires
Mesure défendue par la droite, l’Assemblée nationale a adopté un amendement pour défiscaliser totalement les heures supplémentaires. Et ce, en faisant sauter le plafond de 7 500 euros par an. Le patron des députés LR Laurent Wauquiez a ainsi voulu envoyer un signal clair à la France qui travaille. Mais la mesure ne fait pas l’unanimité chez les économistes : d’une part, les heures supplémentaires restent à la main des entreprises et ne bénéficient pas à tous les salariés ; d’autre part, elles peuvent s’avérer contre-productives quand le marché du travail se tend – comme c’est le cas actuellement – en restreignant l’accès à l’emploi des chômeurs.