Dans les couloirs du Palais du Luxembourg, toute la moquette rouge bruisse d’un secret de Polichinelle : la sénatrice des Hauts-de-Seine, Christine Lavarde, 41 ans, sera, à l’automne, la prochaine rapporteure générale du budget. Élue à l’âge de 32 ans en septembre 2017, réélue en septembre 2023, elle succédera, selon toute vraisemblance, au sénateur (LR) de Meurthe-et-Moselle, Jean-François Husson, après les élections sénatoriales.
Sauf que même les principaux concurrents de la conseillère municipale de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) ne tarissent pas d’éloges sur elle. « Il y a quand même une candidature naturelle qui est celle de Christine Lavarde et j’ai du mal à imaginer qu’elle ne soit pas la candidate portée par le groupe », confie, ainsi à La Tribune, son potentiel rival, le sénateur (LR) du Cantal, Stéphane Sautarel, qui dit attendre sa réélection cet automne avant de dévoiler ses ambitions.
Sur leur gauche, un collaborateur d’élu est moins catégorique. « Attention à la position de favorite ! Il y a six ans, Philippe Dallier était largement favori et s’est fait désosser par Jean-François Husson ». Le même reproche à Christine Lavarde d’avoir durci ses positions sociales et sociétales sous l’influence de l’ex-président du groupe LR du Sénat dont elle est proche : « Quand Bruno Retailleau est entré au gouvernement, on a été surpris qu’elle n’y aille pas. »