Budget : l’exécutif répond aux critiques du Medef
latribune.fr

Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, affirme ne " pas toujours comprendre " les critiques de Patrick Martin, président du Medef.
REUTERS - Sarah Meyssonnier
latribune.fr

Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, affirme ne " pas toujours comprendre " les critiques de Patrick Martin, président du Medef.
REUTERS - Sarah Meyssonnier
Une semaine après l’adoption du budget par le recours à l’article 49.3, la tension n'est toujours pas redescendue entre l’exécutif et les représentants du patronat. Sur Franceinfo, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, affirme ne « pas toujours comprendre » les critiques de Patrick Martin.
« Dans le budget tel qu’il a été adopté, la fiscalité est entièrement stable pour 99,9 % des entreprises », martèle-t-elle. Et précise : « La CVAE n’augmentera pas. Le coût du travail n’augmentera pas en 2026 par rapport à 2025 (…) Je peux dire ce matin aux TPE, PME, ETI, commerçants et entrepreneurs : vos impôts n’augmenteront pas cette année ». L’exécutif défend ainsi une ligne de continuité fiscale, malgré la contrainte budgétaire imposée par la maîtrise du déficit.
La veille, dans Le Parisien, Patrick Martin s’était montré beaucoup plus sévère à l’égard du texte final, adopté sans vote à l’Assemblée. « Les prélèvements sociaux et fiscaux vont bien augmenter de quelques milliards alors que nos entreprises sont déjà parmi les plus taxées au monde », déplore-t-il.
Le président du Medef cible notamment certains impôts de production et la surtaxe temporaire sur l’impôt sur les sociétés, destinée aux plus grands groupes.
À lire également
Selon lui, « cela n’est pas sans conséquence sur notre compétitivité, l’attractivité de la France et la confiance que nous souhaitons avoir dans la parole de l’État ». Face à ces critiques, Maud Bregeon revendique des choix budgétaires contraints mais mesurés. « Un budget, c’est faire des choix. Mais ce n’est pas un budget de matraquage fiscal pour les entreprises : cette affirmation est fausse », tranche-t-elle.
(Avec AFP)
latribune.fr