Après un recul de 0,1% début 2026, le PIB progresserait de 0,2% au deuxième trimestre, porté par les services et l’adaptation des entreprises aux fortes chaleurs. Mais l'agriculture en berne, les tensions géopolitiques et l'inflation maintiennent un haut niveau d’incertitudeLa canicule exceptionnelle donne des sueurs froides aux prévisionnistes. Alors que la plupart des instituts de conjoncture et le gouvernement (0,7 %) ont révisé à la baisse leurs projections de croissance en 2026, la Banque de France évoque une « amorce de rebond » de l’économie tricolore. La croissance du produit intérieur brut (PIB) serait de 0,2 % au second trimestre contre -0,1 % entre janvier et mars. Dans sa précédente enquête de juin, les conjoncturistes tablaient sur une croissance nulle pour le second trimestre.
Les services retrouvent des couleurs
En cause ? « En juin, l’activité s’est raffermie dans l’industrie et le bâtiment. Les entreprises affectées par la canicule ont modifié leurs horaires de travail et ont réussi en partie à maintenir leur activité. Globalement, les entreprises ont trouvé la capacité de s’adapter », a affirmé Xavier Debrun, chef économiste, lors d’un point presse. Autre résultat important, les services marchands retrouvent des couleurs avec une accélération de l’activité de 0,3 % au deuxième trimestre contre zéro en début d’année. Compte tenu du poids du tertiaire dans l’économie française, cette embellie a un effet d’entraînement sur le PIB global.
Des doutes sur l’effet des vagues de chaleur extrêmes, inquiétudes sur l’agriculture