La trêve est rompue au Moyen-Orient. Les Emirats arabes unis ont été visés ce lundi par plusieurs attaques de drones et de missiles iraniens, une première depuis le cessez-le-feu du 7 avril. Cette escalade militaire ravive les craintes de blocage durable du détroit d'Ormuz, zone névralgique pour les hydrocarbures.La tension remonte nettement d'un cran au Moyen-Orient. Le ministre de la Défense des Emirats a fait état ce lundi d'attaques de missiles de croisière, une première depuis le cessez-le-feu du 7 avril entre les Etats-Unis et l'Iran. « Quatre missiles de croisière lancés depuis l'Iran ont été détectés en direction de différentes zones du pays. Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer », a indiqué le ministère sur ses réseaux sociaux. Citant le ministère, l'agence officielle WAM a de son côté indiqué que les autorités s'efforçaient de repousser des attaques de missiles ainsi que de drones en provenance d'Iran.
Une attaque de drone a également provoqué un incendie sur le site pétrolier émirati de Fujaïrah, ont annoncé les autorités lundi, après plusieurs alertes du gouvernement.
« Les équipes de la Défense civile de Fujaïrah sont immédiatement intervenues sur l’incident et poursuivent leurs efforts pour maîtriser » le feu, a indiqué le bureau des médias de l'émirat dans un communiqué. Le site pétrolier de Fujaïrah abrite un port, un oléoduc et d’autres installations pétrolières accessibles sans traverser le détroit d’Ormuz.
Hausse du pétrole, baisse des marchés
Ce lundi, l'Iran a également démenti le passage de navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, enjeu crucial pour le marché des hydrocarbures, comme l'avait affirmé plus tôt le commandement américain pour la région (Centcom).
« Aucun navire commercial ni pétrolier n'a traversé le détroit d'Ormuz ces dernières heures, et les allégations (...) des responsables américains sont infondées et entièrement fausses », ont déclaré les Gardiens dans un communiqué sur leur compte Telegram. Des navires militaires américains « utilisant la ruse consistant à éteindre leur radar, se sont approchés du détroit d'Ormuz, mais notre réponse a été comme le feu », a pour sa part affirmé sur X le chef de l'armée iranienne, Amir Hatami.