Guerre au Moyen-Orient : le G7 Finances se réunit face au choc énergétique
latribune.fr
La réunion du G7 Finances sera présidée par le ministre français de l'Économie Roland Lescure depuis Bruxelles, où il participe à une réunion de l'Eurogroupe.
LTD/Sébastien Leban pour La Tribune - Sébastien Leban pour La Tribune Dimanche - Sébastien Leban
La France, qui assure la présidence du G7 cette année, organise lundi une réunion en visioconférence des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales pour examiner les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
La guerre en Iran place désormais l’économie mondiale sous tension. Face à la flambée des prix de l’énergie et au quasi-blocage du détroit d’Ormuz, les ministres des Finances et banquiers centraux du G7 se réuniront lundi pour évaluer l’impact du conflit sur l’économie mondiale et coordonner d’éventuelles réponses.
La réunion se tiendra à 13 h 30 (heure de Paris) et sera présidée par le ministre français de l’Économie Roland Lescure depuis Bruxelles, où il participe à une réunion de l’Eurogroupe.
Elle rassemblera les représentants des sept grandes économies industrialisées : États-Unis, Japon, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne et Italie. Selon le ministère français de l’Économie, cette réunion a été organisée « en réaction aux événements des derniers jours » afin de « faire le point sur la situation dans le Golfe, sous le prisme économique ».
Le détroit d’Ormuz sous pression
Les discussions devraient se concentrer sur les conséquences énergétiques du conflit. Depuis le début de la guerre déclenchée par les frappes israéliennes et américaines contre l’Iran, le trafic maritime est fortement perturbé dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique entre l’Iran et les Émirats arabes unis. En temps normal, environ 20 % du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié transitent par cette voie maritime.
Les attaques iraniennes visant des installations et bases américaines dans la région ont contribué à ralentir fortement les flux, provoquant une envolée des prix de l’énergie.
Les marchés pétroliers sous tension
Vendredi, le baril de West Texas Intermediate (WTI) a clôturé à 90,90 dollars, en hausse de plus de 35 % sur une semaine. Le Brent, référence internationale, a terminé à 92,69 dollars, en progression de près de 28 % depuis les premières frappes sur l’Iran. Pour certains analystes, l’ampleur de la hausse rappelle les chocs pétroliers provoqués par d’autres crises géopolitiques. « J’ai déjà vu ce genre de situation auparavant, mais celle-ci commence à prendre des proportions dramatiques », estimait vendredi Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB. Le prix du gaz naturel a également progressé d’environ 40 % au cours de la semaine.
Les économistes de BNP Paribas envisagent plusieurs scénarios, allant d’un retour à la normale dans les prochaines semaines à des tensions durables sur l’approvisionnement énergétique. Dans le scénario le plus pessimiste, ces perturbations pourraient entraîner un choc stagflationniste, combinant ralentissement de la croissance et retour de l’inflation.
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Les économistes soulignent toutefois que la crise intervient dans un contexte où la croissance mondiale reste relativement solide et l’inflation en voie de stabilisation. Un communiqué devrait être publié à l’issue de la réunion du G7 Finances.