Guerre en Iran : ce qu’il faut retenir de ce dimanche
latribune.fr
Le chef de la diplomatie israélienne a assuré qu'aucune négociation directe n'était prévue avec le Liban pour mettre fin au conflit déclenché le 2 mars par une attaque du Hezbollah contre Israël.
Refus iranien de négocier avec Washington, frappes et attaques de drones dans plusieurs pays du Golfe, tensions militaires croissantes et bilan humain au Liban : la guerre au Moyen-Orient est entrée dimanche dans son 16e jour.
a guerre entre Israël et l’Iran continue de s’étendre dans la région. Voici les principaux développements de la journée de dimanche.
L’Iran refuse toute négociation avec Washington
L’Iran « ne voit aucune raison de négocier » avec les États-Unis, a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, après que le président américain Donald Trump a assuré que Téhéran voulait « conclure un accord » pour mettre fin à la guerre.
Le chef de la diplomatie iranienne a par ailleurs appelé les autres pays à « s’abstenir de toute action pouvant mener à une escalade et à une extension du conflit ».
Bases militaires et tensions régionales
Une attaque de drone a visé la base Ali Al Salem, au Koweït, qui abrite des militaires italiens et américains. L’armée italienne a indiqué qu’aucun blessé n’était à déplorer.
L’Espagne a pour sa part décidé de déplacer provisoirement ses militaires déployés en Irak vers « des lieux sûrs », invoquant la détérioration de la situation sécuritaire dans la région. Les autorités irakiennes ont également signalé des attaques de drones répétées près de l’aéroport de Bagdad, menaçant notamment une prison de haute sécurité où sont détenus des jihadistes présumés du groupe État islamique.
Attaques de drones et de roquettes contre une base à Bagdad
Plusieurs drones et roquettes ont visé dimanche soir une base militaire située à l’aéroport international de Bagdad, selon trois sources de sécurité irakiennes. Un correspondant de l’AFP sur place a fait état de plusieurs déflagrations entendues dans la capitale.
Au total, neuf attaques de drones et de roquettes ont ciblé cette installation militaire, a indiqué l’une des sources. Selon une autre, trois drones ont été abattus par la défense antiaérienne.
Explosions et attaques de drones dans le Golfe
De fortes explosions ont été entendues à Manama, la capitale du Bahreïn, selon des journalistes présents sur place.
L’Arabie saoudite a annoncé avoir détruit dix drones visant l’est du royaume ainsi que la capitale Riyad. Les Émirats arabes unis ont également affirmé avoir intercepté des missiles et des drones.
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Les Gardiens de la Révolution iraniens ont toutefois assuré que ces attaques n’avaient « aucun lien » avec la République islamique.
Le détroit d’Ormuz, une « souffrance passagère »
Le blocage du détroit d’Ormuz constitue une « souffrance passagère », a déclaré le ministre américain de l’Énergie Chris Wright, estimant que la guerre contre l’Iran pourrait s’achever « dans les prochaines semaines ».
Bilan humain au Liban
Les frappes israéliennes menées depuis le 2 mars au Liban ont fait 850 morts, dont 107 enfants et 32 membres du personnel de santé, ainsi que 2 105 blessés, selon les autorités libanaises.
Israël a mené dimanche de nouvelles frappes aériennes dans le pays. Un responsable du Hamas, Wissam Taha, a été tué dans l’une d’elles près de Saïda, dans le sud du Liban, selon un responsable du mouvement islamiste.
Le Hezbollah revendique un missile contre une base israélienne
Le Hezbollah a affirmé avoir tiré un « missile sophistiqué » contre la base aérienne israélienne de Palmachim, située dans le centre du pays, à environ 140 km de la frontière libano-israélienne.
Le mouvement pro-iranien a également revendiqué plusieurs attaques contre des positions militaires israéliennes dans le nord d’Israël et contre les troupes entrées au Liban.
Pas de négociation directe entre Israël et le Liban
Le chef de la diplomatie israélienne a assuré qu’aucune négociation directe n’était prévue avec le Liban pour mettre fin au conflit déclenché le 2 mars par une attaque du Hezbollah contre Israël.
Une source officielle libanaise avait pourtant indiqué samedi qu’une délégation pourrait être formée pour entamer des pourparlers.
L’Iran accuse les bases américaines
Téhéran affirme disposer de « nombreuses preuves » montrant que des bases américaines au Moyen-Orient sont utilisées pour attaquer la République islamique, évoquant notamment « des images satellites et des opérations de surveillance électronique ».
La guerre impacte aussi le sport
La Finalissima, qui devait opposer le 27 mars au Qatar l’Espagne, championne d’Europe, à l’Argentine, vainqueure de la Copa América, a été annulée en raison de la guerre au Moyen-Orient, a annoncé l’UEFA.
Frappes et tensions directes entre Israël et l’Iran
L’armée iranienne a affirmé avoir mené des frappes de drones contre plusieurs cibles en Israël, dont une unité de police et un centre de communication par satellite.
De son côté, l’armée israélienne a annoncé avoir conduit « une vaste vague » de frappes contre des infrastructures situées dans l’ouest de l’Iran.