Terres rares : le bassin de Lacq construit un hub européen du recyclage des aimants
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Le plateau de Lacq.
Chemparc
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Le plateau de Lacq.
Chemparc
Automobile, aéronautique, défense, énergies, électronique : les aimants permanents sont utilisés dans la plupart des activités industrielles. Et, comme tant d’autres éléments stratégiques, ils nécessitent des ressources et des savoir-faire détenus à 98 % par la Chine. Un problème croissant pour les industriels occidentaux puisque Pékin ne cesse de durcir le jeu en restreignant les exportations. Pour desserrer l’étau et grappiller un peu de souveraineté, il est notamment envisagé de recycler ces aimants pour récupérer les terres rares qui les composent afin d’en produire de nouveaux.
Un combat dans lequel la Nouvelle-Aquitaine est appelée à jour un rôle de premier plan. Outre la ligne unique en Europe déployée par Solvay à La Rochelle (Charente-Maritime), c’est sur le bassin de Lacq (Pyrénées-Atlantiques) que les lignes bougent.
La start-up lyonnaise Carester y fait construire son usine de recyclage d’aimants qui devrait être inaugurée dans un an pour opérer peu ou prou les mêmes opérations qu’à La Rochelle. Une centaine de salariés y travailleront au craquage des aimants pour en tirer de précieux oxydes métalliques.
Et cette activité stratégique a très rapidement éveillé l’intérêt de la PME britannique Less Common Metals (LCM), un des rares fabricants de métaux et d’alliages de terres rares opérant hors de Chine. Son projet d’implantation à Lacq, dévoilé lors du sommet Choose France au printemps dernier, devrait se concrétiser très prochainement.
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« Ils interviendraient en aval de Carester puisque leur métier est de métalliser les oxydes de terres rares produites à partir des aimants recyclés », explique Audrey Le-Bars, la directrice générale de Chemparc, le groupement d’intérêt public qui fédère les acteurs publics et les industriels du territoire et fait office d’agence d’attractivité. « LCM montre un intérêt très fort pour le territoire où elle est déjà venue quatre fois pour discuter de la localisation, de l’alimentation électrique et des partenariats » Déjà cliente de Solvay, l’entreprise de 45 salariés pourrait s’installer juste en face de Carester et viser une mise en service de son usine à l’horizon 2027.
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