Pionnier des robots tondeurs, Vitirover déclenche une procédure de sauvegarde
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Pionnière du secteur dans les années 2010, Vitirover fait désormais face à une concurrence bien plus dense.
Vitirover
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Pionnière du secteur dans les années 2010, Vitirover fait désormais face à une concurrence bien plus dense.
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« C’est un simple décalage de trésorerie de quelques mois, rien de plus », tient à rassurer Arnaud de la Fouchardière, le président-fondateur de Vitirover. Le 28 novembre, le fondateur du fabricant de robots-tondeurs a néanmoins pris la décision d’ouvrir une procédure de sauvegarde auprès du tribunal de commerce de Libourne pour s’offrir un peu de temps. Cette procédure, qui ne peut concerner une entreprise en cessation de paiements, ouvre une période de six mois pendant laquelle les dettes sont suspendues.
« Nous sommes confrontés à un retard de paiement du crédit d’impôt recherche pour 180 000 euros et de remboursement de TVA pour 120 000 euros », explique le dirigeant. De quoi occasionner un trou conséquent dans la trésorerie de cette PME de treize salariés qui génère un million d’euros de chiffre d’affaires. « Mais ce sont des sommes dues de manière certaine donc tout rentrera dans l’ordre début 2026 d’autant que notre activité progresse et que nous gagnons des clients », poursuit-il.
Depuis sa création en 2007 à Saint-Émilion par Arnaud de la Fouchardière et Xavier David-Beaulieu, Vitirover a produit 200 robots-tondeurs. Ces petits véhicules autonomes à l’alimentation solaire avaient d’abord vocation à désherber les rangs de vignes avant de se diversifier progressivement. La viticulture ne pèse plus qu’un tiers de l’activité qui s’est étendue aux sites industriels, aux parcs solaires et aux abords ferroviaires et routiers avec des clients tels qu’EDF, Engie, ou la SNCF. Pionnière du secteur dans les années 2010, Vitirover fait désormais face à une concurrence bien plus dense. Elle bâtit son modèle économique sur la location de ses robots sous la forme de prestations de désherbage sur abonnement.
Depuis 2023, le vitirover est fabriqué à Blanquefort, au sein de l’usine de boîte de vitesses de MMT-B, qui, en proie à de grosses difficultés, deviendra Walor Bordeaux au 1er janvier. « 300 nouveaux robots y seront assemblés en 2026 tandis que nous prévoyons cinq embauches », planifie Arnaud de la Fouchardière, qui s’attelle aussi à boucler une levée de quatre millions d’euros. La période d’observation court jusqu’au 18 mai 2026.