Énergie des vagues : Seaturns dans le grand bain des essais au large de la Gironde
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Après plus de dix ans de développement, la startup Seaturns présente son premier modèle à l'échelle.
HL / La Tribune
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Après plus de dix ans de développement, la startup Seaturns présente son premier modèle à l'échelle.
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À deux pas de la Cité du vin, sur le quai des Bassins à Flot, le flotteur jaune estampillé Seaturns, capable de fournir de l’électricité grâce à l’énergie des vagues, ne passe pas inaperçu. Doté d’une capacité de 200 kilowatts (kW), il mesure 15 mètres de long pour 6 mètres de diamètre et pèse 42 tonnes. « 200 tonnes une fois rempli d’eau », précise Vincent Tournerie, président-fondateur de l’entreprise bordelaise.
Le principe est le suivant : en se balançant, un flux d’air est généré à l’intérieur du flotteur avant de remonter vers la partie supérieure où il fait tourner une turbine. L’électricité ne sera pas stockée mais ramenée à terre, via un raccordement, « comme une éolienne ». La technologie est maîtrisée. Après la fabrication du flotteur à Saint-Nazaire, il ne reste désormais plus que des ajustements et préparatifs à effectuer à Bordeaux avant que le cylindre à taille réelle ne prenne le large en Gironde, à 15 kilomètres du phare de Cordouan, pour une phase d’expérimentation de 18 à 24 mois.
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Les équipes ont ainsi procédé à quelques modifications pour faciliter certaines étapes de maintenance notamment. A la mi-avril, elles ont fixé les câbles en forme de patte-d’oie qui passeront sous les flotteurs et seront reliés au fond de la mer par deux ancres. Ensuite, le cylindre sera tracté jusqu’à son site de test où une étude du milieu sous-marin a été réalisée au préalable. « Cela nous permettra d’analyser l’impact du flotteur sur son environnement », explique Vincent Tournerie. Plus largement, ces essais permettront de valider le comportement dynamique du flotteur en conditions réelles de mer, de poursuivre les opérations de maintenance et d’exploitation et de confirmer la fiabilité du système de conversion d’énergie. Le chemin de la viabilisation est long pour cette entreprise qui s'est lancée en 2015.
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