Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee publiée ce mercredi, le choc pétrolier déclenché par la guerre en Iran pèse moins sur l'économie française que les crises de 1973, 1979 et 2022. Si le recul du dollar et la moindre dépendance aux énergies fossiles limitent le coût, le pouvoir d'achat des ménages en produits pétroliers est, lui, historiquement bas.Un choc pétrolier de moindre ampleur ? Dans sa dernière note de conjoncture publiée ce mercredi, l’INSEE a comparé le choc de 2026 avec les différentes crises énergétiques qui ont touché la France depuis les années 1970. Pour les auteurs, le constat est clair : « Ce choc, s'il demeure de cette dimension, apparaît de moindre importance que les crises pétrolières des années 1970, mais également que le choc de 2022 ».
Le déclenchement de la guerre en Iran fin février a fait s’envoler les prix des barils de pétrole à plus de 100 dollars. L’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran dimanche pour mettre fin au conflit meurtrier dans la région vient néanmoins de provoquer une détente sur les prix.
Avant la signature du protocole d’accord ce vendredi en Suisse, le baril de Brent, référence mondiale, descendait même ce mardi sous les 80 dollars. « À moyen terme, le prix du baril de brut pourrait rester plus élevé que fin 2025 (où il s'établissait autour de 60 $) même en cas de levée du blocage si les capacités d’extraction et de raffinage dans la région restaient durablement affectées », précisent les auteurs de la note, Gaston Vermersch et Sarah Zaidan.
Il n’empêche, ces hausses sont restées inférieures à celles observées lors des précédentes crises. Rien qu’en 1973, le prix du baril (en euros) avait triplé. Cette année, « le baril a flambé de plus de 60 % par rapport à son niveau de la fin 2025 ». C’est beaucoup, mais moins qu’en 2022, où les prix avaient doublé en raison des tensions sur les approvisionnements avec la reprise post-covid et du déclenchement de la guerre en Ukraine.