Les médicaments anti-obésité, comme le Wegovy, permettraient de réduire de 18 % le risque de développer une addiction à l’alcool et de 25 % sur les opioïdes, selon une étude.
Selon une étude publiée dans le British Medical Journal, les médicaments à base de GLP-1 seraient associés à une baisse significative des risques de dépendance et des overdoses. Si ces résultats se confirment, ils pourraient ouvrir un nouveau marché colossal pour des traitements déjà au cœur d’une bataille pharmaceutique mondiale.
Outre la réduction de la consommation alimentaire, les traitements antidiabétiques, aussi utilisés contre l’obésité, réduiraient également les risques d’addiction. C’est ce que rapporte une vaste étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ) ce jeudi 5 mars 2026.
Les scientifiques ont observé une baisse du risque de dépendance. Chez les patients déjà accros, ils ont analysé l’impact de ces traitements sur les complications (hospitalisations, overdoses, décès…). L’étude porte sur 606 434 vétérans américains souffrant de diabète de type 2, la plus vaste menée sur le sujet. Ces derniers ont été répartis en deux groupes suivis pendant trois ans.
Le premier a été traité avec des analogues du GLP-1 (une hormone régulant l’appétit et la glycémie), connus sous les noms commerciaux de Wegovy, Ozempic ou Zepbound. Le second groupe prenait des inhibiteurs du SGLT2, un mécanisme qui réduit le taux de sucre pour les diabétiques mais n’est pas prescrit pour la perte de poids.
Résultat : le groupe sous GLP-1 présente 18 % de risques en moins de développer une addiction à l’alcool, 14 % pour le cannabis et 20 % pour le tabac. Des données qui confirment des recherches précédentes sur la baisse des dépendances grâce aux nouveaux traitements antidiabétiques.
Les résultats montrent, pour la première fois, un effet important sur les opioïdes (-25 %) et sur la cocaïne (-20 %).
C'est aussi la première étude à montrer l’impact de ces traitements sur des personnes déjà sous emprise de substances. Concrètement, utiliser un analogue du GLP-1 lorsque l’on est déjà addict permet de baisser de 31 % les passages aux urgences, de 26 % les hospitalisations, de 39 % les risques d’overdose et même de moitié les risques de décès.
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