PredictCan Biotechnologies a mis au point une technologie brevetée d’éducation cellulaire permettant de générer des mini-foies à partir d’un simple échantillon de sang. Ces modèles personnalisés, nourris par l’IA, visent à réduire les échecs thérapeutiques dans les traitements de cancers. La medtech montpelliéraine annonce une levée de fonds pour accélérer à l’international.Plus d’un tiers des médicaments en développement échouent en raison de leur toxicité et 90 % des échecs thérapeutiques en phase clinique sont dus à une toxicité dont la sévérité peut aller jusqu’au décès. Face à ce constat, la medtech PredictCan, spécialisée depuis 2021 dans la recherche d’outils innovants pour la détection et le traitement de cancers, travaille sur une technologie d’« éducation cellulaire » capable de générer, à partir d’un simple échantillon de sang, des avatars de foie personnalisés. Son objectif : simuler la réaction d’un patient à un médicament avant même les essais cliniques, coûteux et risqués.
« La toxicité hépatique est l’une des principales causes d’échec en développement clinique et en retrait post-commercialisation des médicaments, affirme Hong Tuan Dong, cofondateur de PredictCan avec Sarah Cherradi. Mais les modèles d’animaux ou les cultures cellulaires standards ont atteint leurs limites et ne représentent ni la diversité, ni la complexité de l’humain. La toxicité étant différente d’une personne à l’autre, notre technologie repose sur des modèles biologiques humains personnalisés : âge, sexe, microbiome, immunité, environnement, ethnicité. »
PredictCan vient d’ailleurs d’intégrer le top 5 mondial des start-up les plus innovantes en médecine de précision, selon la dernière publication du cabinet autrichien StartUs Insights.
Une précision de 89 %
L’approche de PredictCan génère des données fiables, idéales pour nourrir l’IA et ainsi affiner la stratification des risques et de l’efficacité des thérapies. Dans son laboratoire implanté au sein du Biopôle Euromedecine de Montpellier, la société a mené des premiers tests sur des molécules de référence connues pour leur hépatotoxicité clinique (comme le paracématol ou des anticancéreux) et a mis en place des partenariats avec des structures académiques (universités et laboratoires européens) ou privées (biotechs en Suisse et en Inde), l’EFS (Etablissement Français du Sang) et des banques françaises d’échantillons biologiques.