Clap de fin pour les vitrages bioclimatiques d’Immoblade
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Immoblade met la clé sous la porte.
Rémi Benoit
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Immoblade met la clé sous la porte.
Rémi Benoit
« J'avais l'espoir de réussir à convaincre un repreneur. Nous étions en discussion avec des industriels afin qu’ils rachètent les actifs et relancent l’activité de l’entreprise, mais toutes les pistes se sont refermées », regrette impuissant Xavier Sembely, cofondateur d’Immoblade. Lancée en 2018, l’entreprise toulousaine spécialisée dans les solutions de protection solaire passives des vitrages des bâtiments a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse le 2 mars dernier. En procédure de redressement judiciaire depuis mi-décembre 2025, elle arrête définitivement ses activités, faute de repreneur.
« Quel paradoxe de devoir s'arrêter au moment même où le marché semblait s'être approprié notre technologie », écrit le désormais ancien CEO dans un post publié, fin avril 2026, sur le réseau social professionnel LinkedIn.
En effet, après sept années d’activité, Immoblade semblait avoir trouvé une place sur le marché de la décarbonation du bâtiment. Elle avait équipé de ses solutions de vitrages bioclimatiques une trentaine de bâtiments partout en France, dont l'école d'architecture de Montpellier, un bureau de Poste à Rennes ou encore l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Elle a par ailleurs réussi à livrer ses derniers projets en cours, un hôpital à Revel et le siège du Crédit Agricole à Cahors, mi-février dernier avant de cesser son activité.
« Les risques étaient derrière nous, notre carnet de prescription était en augmentation avec plus de 35 prescriptions sur les années 2026-2027 et un pipeline commercial de 2,6 millions d’euros. Nous avions trouvé notre marché et réussi à industrialiser les parties les plus compliquées. L’investissement était peu risqué pour un repreneur », déclare Xavier Sembely, contacté par La Tribune.
Malgré plusieurs intérêts manifestés de la part d’industriels du bâtiment, la startup n’a pas réussi à les convaincre d’injecter un million d’euros, somme estimée pour relancer le projet. L’année 2023 marquée par 8 mois sans prise de commande et son incapacité à convaincre des investisseurs d’injecter 1,5 million d’euros de capital en 2025, pour franchir l'étape d'industrialisation et atteindre la rentabilité, ont eu raison d’elle. De plus, la crise que traverse le secteur du bâtiment rend les investisseurs assez frileux.
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