Belgique : nationalisation du nucléaire et sortie d’Engie en vue
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La centrale nucléaire de Doel, implantée près du port d'Anvers.
/FW1FP/David Goodman - REUTERS - Clement Rossignol
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La centrale nucléaire de Doel, implantée près du port d'Anvers.
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Engie va-t-il enfin pouvoir tourner définitivement la page du nucléaire ? Une occasion décisive pourrait s’offrir au groupe. Ce jeudi 30 avril, l’énergéticien français et l’État belge ont annoncé être entrés en négociations exclusives en vue du rachat par la Belgique des activités nucléaires d’Engie.
« La transaction envisagée couvre l’ensemble des activités nucléaires actuellement détenues et exploitées par Engie, Electrabel et leurs filiales, incluant l’intégralité du parc nucléaire composé de sept réacteurs, le personnel concerné, toutes les filiales nucléaires, ainsi que tous les actifs et passifs associés, y compris les obligations de démantèlement et de déclassement », précise le groupe tricolore dans un communiqué. Les quelque 2 000 salariés d’Engie œuvrant sur le nucléaire en Belgique devraient donc être repris dans une structure ad hoc. Dans cette perspective, le gouvernement du Plat Pays va débuter un examen complet des activités nucléaires. L’objectif est d’aboutir à un protocole d’accord d’ici au 1er octobre prochain.
Le groupe tricolore, piloté par Catherine MacGregor, n’en fait pas un secret : le nucléaire ne fait plus partie de ses priorités stratégiques depuis plusieurs années déjà. Non seulement, l’ex GDF n'entend plus investir dans de nouvelles capacités nucléaires, mais l’entreprise s'était aussi engagée auprès de ses actionnaires à sortir au plus vite de l'atome civil. L'énergéticien estime, en effet, que le nucléaire doit relever du fait d'un acteur souverain.
Les incertitudes entourant le montant des provisions liées aux déchets radioactifs et aux opérations de démantèlement s’accordent mal avec la stratégie du groupe, fondée sur la visibilité financière et la stabilité des revenus, notamment via l’exploitation d’actifs régulés tels que les réseaux énergétiques. Une orientation récemment renforcée par l’acquisition, pour 12 milliards d’euros, d’UK Power Networks, l’équivalent britannique (à plus petite échelle) d’Enedis en France.