Ce nouveau règlement européen qui pourrait bouleverser l'industrie automobile
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le plastique recyclé va entrer en force dans les véhicules neufs européens.
Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le plastique recyclé va entrer en force dans les véhicules neufs européens.
Pierrick Merlet
C'est un certain bouleversement industriel qui se joue en ce moment même au Parlement européen. Ce jeudi 18 juin, les eurodéputés sont invités à débattre puis à voter sur le nouveau règlement européen dédié aux véhicules hors d'usage (VHU). Si au premier abord, ce texte concerne avant tout des acteurs comme Derichebourg, Suez ou encore Paprec en demandant une meilleure traçabilité de ces véhicules détruits ou recyclés, à terme, il va également impacter la filière automobile.
Et pour cause, l'un des enjeux majeurs de ce futur règlement européen repose sur l'incorporation de plastique recyclé issu de ces VHU dans les véhicules neufs vendus en Europe. Il est ainsi question de 15 % de plastique recyclé dans les nouveaux véhicules dès 6 ans après l'entrée en vigueur du texte, puis 25 % après 10 ans avec au moins 20 % issus de véhicules hors d'usage. Cela s'apparente à une petite révolution dans la filière habituée historiquement à une approche premium, écartant de fait les matières premières secondaires.
« D'une certaine manière, cela s'apparente à une barrière à l'entrée au marché européen pour les véhicules chinois qui prennent des parts de marché de plus en plus importantes. Ce règlement pourrait contrôler cette montée en puissance. C'est une logique de protectionnisme déguisée », commente Jean-Bernard Héronneau, spécialiste des opérations et de l’économie circulaire chez Mews Partners, cabinet de conseil auprès des acteurs de l’industrie.
Énergies renouvelables : Valorem coupe dans ses effectifs
« Le Made in Europe doit servir l’investissement en Europe » (Christophe Grudler)
Le tungstène et ses prix délirants, cette bombe à retardement invisible pour l'industrie
Choc énergétique : pourquoi la France résiste mieux qu'en 1973, 1979 et 2022