2 euros le litre de gazole en moyenne : où trouver le carburant le moins cher ?

Carte des prix en temps réel
Source DGCCRF

Carte des prix en temps réel
Source DGCCRF
Source : Ministère de l’Économie / DGCCRF - Données mises à jour toutes les 10 minutes.
C’est un seuil que les autorités espéraient ne plus revoir. Le gazole a officiellement franchi la barre symbolique des 2 euros le litre en moyenne dans l’Hexagone. Ce niveau n’avait pas été atteint depuis l’été 2022. En l’espace de dix jours, le litre a bondi de 16 %, soit une hausse de 28 centimes.
Dans un contexte de volatilité extrême, l’écart de prix entre deux établissements n’a jamais été aussi significatif. Si la moyenne nationale du Sans-plomb 95 (E10) s’établit entre 1,84 et 1,86 euro le litre, des disparités locales abyssales apparaissent. En Île-de-France, certains affichent déjà 2,30 euros, voire 2,50, alimentant l’exaspération des usagers.
À quelques kilomètres d’écart, un même trajet domicile-travail peut ainsi coûter plusieurs euros de plus ou de moins selon la station choisie, forçant de nombreux conducteurs à adapter finement leurs habitudes d’approvisionnement.
Pour permettre aux ménages et aux flottes d’entreprises d’arbitrer leurs dépenses, nous publions cette carte interactive. Basée sur les flux de données de près de 10 000 stations-service, cet outil permet de visualiser en temps réel les tarifs pratiqués en métropole et en Corse.
Il devient possible de comparer, en quelques clics, les réseaux traditionnels, les grandes surfaces et les stations indépendantes, et d’anticiper le coût d’un long trajet en identifiant les zones les plus compétitives.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Les carburants alternatifs confirment leur rôle de valeur refuge. Le Bioéthanol (E85) se maintient aux environs de 0,80 euro le litre, tandis que le GPL stagne sous la barre de l’euro, entre 0,96 et 0,97 euro le litre. Pour les automobilistes qui ont déjà fait convertir leur véhicule ou opté pour un modèle compatible, ces carburants constituent désormais un amortisseur essentiel face à la flambée des prix. Dans certains foyers, la bascule vers l’E85 ou le GPL permet de réduire la facture annuelle de plusieurs centaines d’euros, au prix toutefois d’un investissement initial parfois dissuasif.
Le gouvernement, par la voix du ministre du Commerce Serge Papin, a intensifié la pression sur les distributeurs. Un plan exceptionnel de 500 contrôles menés par la DGCCRF est en cours pour traquer les « hausses abusives » et les prix trompeurs.
À ce jour, 16 % des établissements contrôlés présentent des anomalies, et 6 % ont déjà fait l’objet de procès-verbaux. Sur le terrain, ces contrôles se traduisent par des mises en demeure, des ajustements immédiats de tarifs et, dans les cas les plus graves, par des sanctions financières.
Bien que la ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, juge prématuré tout nouveau « chèque carburant », l’exécutif mise sur la transparence des prix pour réguler le marché par la concurrence. Reste à savoir si cette stratégie suffira à calmer la grogne des automobilistes comme des professionnels, qui voient, jour après jour, le coût de leur mobilité s’envoler.
Filière française du liège : cette guerre des bouchons qui cache une crise plus profonde
Neogy, Delfox, Tehtris : nouvelle hécatombe de start-up dans l'écosystème bordelais
Nouvelle usine à Douvrin, projet à Toulouse... L'ETI Netexial surfe sur les quelques succès de la réindustrialisation tricolore
Gaz : une hausse de 7,4% au 1er juillet pour 6 millions de ménages