Contrôles sur les carburants : 6 % des stations-service sanctionnées
latribune.fr
Le ministre du Commerce, Serge Papin a indiqué mardi 10 mars qu'environ 6 % des stations-service contrôlées à date dans le cadre du plan mis en place par le gouvernement face à la hausse des prix à la pompe allaient être sanctionnées.
FL - REUTERS - DOMINIQUE PATTON
6 % des stations-service contrôlées dans le cadre du plan gouvernemental contre la hausse des prix à la pompe vont être sanctionnées.
Le ministre du Commerce, Serge Papin a indiqué mardi 10 mars qu'environ 6 % des stations-service contrôlées à date dans le cadre du plan mis en place par le gouvernement face à la hausse des prix à la pompe allaient être sanctionnées.
« Le Premier ministre avait lancé 500 contrôles. On est pratiquement à la moitié. (...) Sur 231 contrôles, il y a eu 6 % de procès-verbaux, donc de sanctions », a indiqué Serge Papin sur TF1.
La ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a de son côté fait état d'« environ 16 % d'anomalies, dont certaines, évidemment, ont été sanctionnées par des amendes », interrogée sur France 2.
Un plan exceptionnel de contrôle
Sébastien Lecornu avait annoncé dimanche « un plan exceptionnel de 500 contrôles » dans les stations-service par la répression des fraudes (DGCCRF) pour éviter les « hausses abusives des prix à la pompe ».
Le bilan définitif de l'opération sera rendu public mercredi 11 mars, a de nouveau affirmé Serge Papin mardi.
Certaines stations « avancent masquées », a expliqué le ministre du Commerce sur TF1, avec des prix indiqués sur le site internet « à 1,95 euro sur le gazole par exemple, et quand on arrive à la station, c'est 2,10 euros, donc c'est pas normal ».
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Le gazole a dépassé lundi la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données de quelque 9 400 stations-service transmises au gouvernement, un seuil inédit depuis l'été 2022.
« S'il y en a qui ne jouent pas le jeu, ils seront sanctionnés. Mais dans la grande majorité, les distributeurs aujourd'hui n'ont pas eu des gestes (...) qui iraient bien au-delà de l'évolution des cours. Mais on est extrêmement attentifs et s'il y a des brebis galeuses, il faudra bien évidemment les signaler », a souligné le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin sur Public Sénat.
« Pour le moment, il y a aucun risque de pénurie », a-t-il ajouté.
Vers une hausse des prix des carburants
Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le gazole, carburant routier le plus consommé dans le pays, a pris 28 centimes au litre en France hexagonale, soit un bond de 16 %.
Plusieurs partis politiques se sont émus ces derniers jours de cette hausse des prix, appelant à des mesures d'urgence, mais la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Énergie, Maud Brégeon, a estimé lundi qu'« il est trop tôt » pour parler de nouvelles aides à l'achat de carburant.
Selon Sébastien Martin, « s'il y a des mesures ciblées qui devaient être prises dans l'avenir parce que ce conflit venait à durer, alors il faudra y travailler, mais réagir de manière un peu épidermique et surtout très politique à quelques jours des élections municipales, ce n'est pas la politique du gouvernement ».