Le pétrole chute après une nouvelle offre de Téhéran en vue de négocier
latribune.fr

Les prix du carburant sont affichés dans une station-service Shell à San Salvador, au Salvador, le 14 avril 2026.
barbara Lewis - REUTERS - Jose Cabezas
latribune.fr

Les prix du carburant sont affichés dans une station-service Shell à San Salvador, au Salvador, le 14 avril 2026.
barbara Lewis - REUTERS - Jose Cabezas
Nouveau rebondissement. Les cours du pétrole chutent ce vendredi en fin de journée. Un regain d’optimisme suite à une nouvelle proposition de l'Iran envers les États-Unis visant à reprendre les négociations pour mettre fin à la guerre, selon une agence officielle iranienne.
« La République islamique a transmis jeudi soir le texte de sa dernière proposition au Pakistan, médiateur dans les discussions avec les États-Unis », a indiqué l’agence Irna, qui n’a pas donné plus de détails. Mais dans une séance marquée par une liquidité très limitée en raison du 1er-Mai, cela a suffi à réduire fortement les cours.
Réagissant à cette information, la Maison Blanche a décliné tout commentaire, se bornant à dire que les « discussions continuaient ».
« Nous ne donnons pas de détails sur des conversations privées. Le président Trump a fait savoir clairement que l’Iran ne doit jamais être doté d’armes nucléaires et les négociations continuent pour assurer la sécurité nationale à court et long terme des États-Unis », a fait savoir Anna Kelly, porte-parole adjointe de l’exécutif américain, dans une déclaration transmise à l’AFP.
Vers 16h55 (heure de Paris), le prix du baril de West Texas Intermediate, référence américaine du pétrole, pour livraison en juin, chutait de 3,34 % à 101,56 dollars, après avoir perdu brièvement plus de 5 %. Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, dont c’est le premier jour d’utilisation en tant que contrat de référence, lâchait 1,72 %, à 108,50 dollars.
Les deux références avaient pourtant débuté la séance dans le vert à cause du blocage prolongé du détroit d’Ormuz qui continue d’obstruer les exportations pétrolières en provenance du Golfe.
L’ampleur des flux perdus pour le marché à cause de la paralysie de ce passage maritime est telle que les investisseurs réagissent très fortement à la moindre annonce faisant naître l’espoir d’un déblocage du détroit. Avec des réserves stratégiques de plus en plus faibles, la temporalité d’une amélioration devient un enjeu crucial.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Par ailleurs, sept membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+), prendront dimanche une décision sur leurs quotas pour la première fois depuis le départ surprise des Émirats arabes unis du groupe, effectif ce jour.
Même si le cartel devait augmenter ses quotas de 188 000 barils par jour, selon M. Rasmussen, la réunion reste « largement sans importance » pour les prix car les pays membres (dont l’Arabie saoudite, le Koweït et l’Irak) ne sont « pas en mesure de produire ce pétrole » à cause de la guerre au Moyen-Orient.
(Avec AFP)
latribune.fr