Les autorités irakiennes prévoient un retour de la production pétrolière à son niveau d'avant-guerre « d'ici un à deux mois », a rapporté un média d'État, alors que la guerre au Moyen-Orient a provoqué un effondrement des exportations.Est-ce le signe d'une sortie de crise au Moyen-Orient ? Le gouvernement irakien prévoit un retour de la production de pétrole à son niveau d'avant-guerre d'ici deux mois.
« Nous pouvons revenir aux niveaux de production antérieurs d'ici un à deux mois », a déclaré le porte-parole du ministère irakien du Pétrole, Salim Farhoud, vendredi soir à l'agence de presse officielle INA. La capacité de production de certains champs pétroliers qui avait été réduite a commencé à être augmentée, a-t-il ajouté.
Depuis le début du conflit entre les États-Unis et l'Iran, le conflit et le blocage par l'Iran du stratégique détroit d'Ormuz ont fortement perturbé les exportations et entraîné des réductions de production dans plusieurs grands pays producteurs de pétrole, dont l'Irak, secouant les marchés mondiaux de l'énergie.
Le protocole d'accord signé cette semaine entre Washington et Téhéran pour mettre fin aux hostilités a apporté un certain répit, bien que les pourparlers en vue d'une paix durable ont été reportés.
3,5 millions de barils par jour
Avant le déclenchement de la guerre fin février, l'Irak exportait environ 3,5 millions de barils de pétrole par jour, dont la majeure partie transitait par le détroit d'Ormuz.
Mais ce membre fondateur de l'Opep a été contraint d'interrompre la production dans la plupart de ses champs pétroliers, les réservoirs étant saturés, limitant ses exportations aux routes passant par la Turquie et la Syrie voisines.
Le ministre irakien du Pétrole, Bassem Khodeir, a affirmé à l'INA que les exportations reprendraient « progressivement en fonction de la fluidité du trafic dans le détroit d'Ormuz ».
En avril, les exportations irakiennes de brut via cette voie maritime sont tombées à 10 millions de barils, contre une moyenne de 93 millions avant la guerre, selon les autorités.
L'Irak reste fortement dépendant des exportations de brut, qui représentent en temps normal environ 90 % de ses revenus.