Nucléaire : une nouvelle chaire industrielle pour mieux estimer la durée de vie des centrales
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La centrale nucléaire de Civaux dans la Vienne.
Jean-Francois FORT / Hans Lucas - AFP
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La centrale nucléaire de Civaux dans la Vienne.
Jean-Francois FORT / Hans Lucas - AFP
La PPE 3 publiée en février dernier a fixé un nouveau cap à la France en matière énergétique, en s’appuyant bien davantage que la précédente sur le nucléaire. Elle fixe un objectif de production nucléaire entre 380 et 420 térawattheures (TWh) par an d’ici à 2030-2035, contre environ 320 TWh en 2023. Celui-ci pourra être tenu grâce à la montée en puissance de l’EPR de Flamanville, mais aussi grâce à l’allongement de la durée de vie des réacteurs nucléaires du parc français.
Une prolongation au-delà de 50, voire même 60 ans est évoquée, dès lors que les « exigences de sûreté » sont assurées. Or, le parc des 57 réacteurs français, construit entre 1978 et 1999, a atteint d’ores et déjà un âge moyen de 40 ans en 2025. Dans cette stratégie, la question du vieillissement de ces réacteurs, initialement prévus pour une activité de 40 ans, est donc cruciale.
Sur ce sujet, de nombreux experts s’activent au sein de l’IRSN-ASNR, chez EDF, au sein du CEA et de plusieurs laboratoires universitaires autour de trois axes principaux : la fragilisation des cuves sous irradiation, la corrosion des tuyauteries et la surveillance prédictive avancée.
Parmi eux, une équipe de l’École des Mines de Saint-Etienne qui vient de lancer la chaire industrielle SIRA (Ségrégation intergranulaire et propriétés de rupture des aciers faiblement alliés). D’une durée de quatre ans, elle est dotée d’un financement global de 2,4 millions d’euros assuré pour moitié par l’ANR et pour moitié par EDF et Framatome. Elle va s’intéresser spécifiquement au vieillissement des cuves.
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« La poursuite d’exploitation en toute sûreté du parc de centrales nucléaires d’EDF nécessite de démontrer la tenue mécanique de nos équipements en toutes situations. Pour cela, nous avons besoin de comprendre finement et de modéliser leur vieillissement, afin de mieux le prédire », explique Bernard Salha, directeur technique et R&D du groupe EDF.
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