C'est une date clé dans le dossier de la verrerie Arc International, dont la filiale française est en redressement judiciaire depuis le début de l'année 2026. Ce mardi 10 mars, à 14 heures, l'unique repreneur et arrière-petit-fils du fondateur de cet industriel français emblématique, Timothée Durand, va défendre son projet de reprise devant le juge-commissaire au tribunal de commerce de Lille. « J'arrive avec un projet solide et réaliste, sans condition suspensive », confie l'entrepreneur à La Tribune.
Quelques heures plus tôt, celui qui a déjà occupé des postes de direction par le passé au sein de cette société spécialisée dans les arts de la table a finalisé ses négociations avec certaines créanciers, « pour se dégager un matelas de sécurité et permettre la transformation de la société », mais surtout son projet de PSE a été adopté à l'unanimité par les syndicats. « Nous allons avoir 400 départs volontaires, à la suite d'un sondage mené par les instances du personnel, et nous aurons un peu moins de 300 licenciements économiques », précise Timothée Durand. Pour ce dernier, l'entreprise souffre de surcapacités industrielles au sein de son site basé à Arques (Pas-de-Calais), où 3 500 personnes sont employées dans cette usine historique.