Ces nouveaux chiffres terribles pour l’industrie tricolore
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La France face au démon de la désindustrialisation.
Rémi Benoit
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La France face au démon de la désindustrialisation.
Rémi Benoit
« Ce n’est vraiment pas bon », commente-t-on dans les couloirs de Bercy. La direction générale des entreprises (DGE) vient de dévoiler son baromètre semestriel sur la dynamique de la réindustrialisation. Celui-ci confirme la mauvaise dynamique industrielle dont est victime le pays depuis la fin du premier semestre 2024. Selon le baromètre de la DGE, la France a perdu pas moins de 82 usines sur les six premiers mois de l'année 2025, contre seulement 44 ouvertures. À titre de comparaison, le second semestre de l'année 2024 s’est soldé par 61 ouvertures de sites industriels, pour 60 fermetures.
Néanmoins, ces statistiques viennent confirmer un constat déjà établit par le cabinet privé Trendeo, spécialisé dans le suivi des investissements industriels. D’après lui, le solde des sites de production industrielle français est évalué à – 25 à la fin du premier semestre 2025. À en croire sa base de données, l’industrie française avait déjà perdu 34 usines sur les six derniers mois de l'année 2024. C’est la première fois depuis 2016 que ce solde est négatif deux semestres à la suite pour l’indicateur privé.
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Si un décalage temporaire dans les fermetures de sites industriels entre Trendeo et la DGE est évident, celui-ci s’explique avant tout par des méthodes de calcul différentes entre les deux protagonistes. Mais le constat est identique : la réindustrialisation du pays est à l’arrêt et les secteurs d’activité les plus fragiles sont identiques dans les deux analyses.