À gauche, Jean-Marc Bernier, directeur général de Lactalis France, aux côtés de Fabien Choiseau, directeur des approvisionnements Laitier France.
Florence FALVY
Lactalis entend poursuivre la dynamisation du marché français des produits laitiers. Le géant de l’agroalimentaire se fixe notamment trois priorités dans ses investissements : développement de l’outil industriel, innovation et décarbonation.
Avant l’été, Lactalis est repassé à l’offensive à l’international en rachetant une partie des activités de la coopérative laitière néo-zélandaise Fonterra ainsi que les activités américaines de General Mills dans les yaourts. Mais, en cette rentrée, le premier groupe français d’agroalimentaire déroule sa stratégie tricolore.
« Lactalis ne désinvestit pas le marché français », annonce d’emblée Jean-Marc Bernier, directeur général du groupe établi en Mayenne. Il s’est exprimé lors d’une conférence de presse organisée le 15 septembre à la laiterie de L’Hermitage près de Rennes (Ille-et-Vilaine), à la veille du SPACE, le salon international de l’élevage qui s'ouvre à quelques kilomètres de là.
Concrètement, le groupe prévoit d’injecter un milliard d’euros en France d’ici à 2030. « Il s’agit d’un plan d’investissement massif ! », lâche-t-il. Dans un contexte de déconsommation de produits laitiers, « nous continuons à vouloir défendre fermement la filière laitière », tient-il à souligner. Et d’ajouter : « Nous avons besoin d’une stratégie claire pour garder une dynamique dans un contexte perturbé marqué par des guerres commerciales, des incidents climatiques ou encore des maladies comme la dermatose nodulaire contagieuse bovine. »
Moderniser l’outil de production
Cette enveloppe d’un milliard d’euros va servir à moderniser et à améliorer la performance de ses 69 sites industriel et logistique. Deux cents millions d'euros d’investissements seront ainsi réalisés chaque année dans « l’outil de production, l’accompagnement RSE des sites, la mise en sécurité des collaborateurs, la formation, l’innovation sur les produits,... », poursuit Jean-Marc Bernier. Un chiffre en hausse de 25 % comparé en 2019 « à périmètre identique ».
Parmi les investissements qui seront réalisés dans les cinq ans à venir, le patron de Lactalis cite le lancement d’une nouvelle ligne pour petites portions à Bouvron en Loire-Atlantique, la mise en place d’un transstockeur (pour le rangement des palettes) à Clermont (Oise) nécessitant « une trentaine de millions d’euros sur trois ans », l’extension des ateliers de fabrication fromage Petit Basque à Larceveau (Pyrénées-Atlantiques) ou encore le développement de lignes crème dessert à Bayeux (Calvados).
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.