Le premier quartier d'affaires européen affiche une baisse de 24 % de ses émissions depuis 2019. Rénovation énergétique, béton bas carbone et mobilité décarbonée : Paris La Défense pilote une transformation qui positionne les Hauts-de-Seine en laboratoire de la transition.La Défense change de braquet. En six ans, le quartier d'affaires a ramené ses émissions de CO₂ d'un million de tonnes en 2019 à 760 000 tonnes équivalent CO₂ en 2025. Une chute de 24 % qui dépasse largement les trajectoires nationales et positionne le site comme référence européenne de la décarbonation tertiaire. Objectif 2030 : atteindre 500 000 tonnes, soit une division par deux par rapport à 1990 et un dépassement des -40 % imposés au niveau français.
Derrière les chiffres, un vaste programme de rénovation et de réhabilitation énergétique des tours, désormais référents en France pour leur transition bas carbone.
Immeubles de grande hauteur bas carbone et matériaux biosourcés
Les dernières années ont vu émerger les premiers IGH (immeubles de grande hauteur) conçus avec une empreinte carbone réduite dès la construction. Lancé en 2022, le l’appel à projets . « Empreintes » a faite émergé des projets incarnant les valeurs de Paris La Défense : « exemplaires en matière d’impact social et environnemental, innovants à la fois sur le plan architectural et technique, et qui viendront s’insérer parfaitement dans leur environnement. » parmi lesquels Synapses à Courbevoie, ou Liberté à Puteaux.
La défense donne l’exemple
Au-delà des immeubles, La Défense expérimente de nouvelles mobilités. Navettes autonomes, services dédiés aux mobilités douces, végétalisation massive des espaces publics : le quartier se transforme en terrain d'essai grandeur nature. Inspirant les communes limitrophes – Puteaux, Courbevoie, Nanterre – qui permettront d’amplifier l'effet d'entraînement. Pour les Hauts-de-Seine, la dynamique de rénovation énergétique stimule l'activité des entreprises locales du bâtiment, de l'ingénierie thermique et des nouvelles technologies. Le département, qui concentre 20 % des emplois franciliens, a fait de dans son quartier d’affaires un laboratoire permettant de tester à grande échelle des solutions réplicables sur d'autres sites tertiaires.