Courbevoie : Apsys et Valode & Pistre décrochent la transformation du complexe Charras

Courbevoie : Apsys et Valode & Pistre décrochent la transformation du complexe Charras
Crédit : Valode & Pistre

Courbevoie : Apsys et Valode & Pistre décrochent la transformation du complexe Charras
Crédit : Valode & Pistre
Construit en 1969 par Henri Pottier, disciple de Le Corbusier, le complexe Charras regroupe plus de 1 100 logements, un hôtel, une piscine olympique, des parkings, des bureaux et un centre commercial de 13 000 m² dont plus de la moitié des cellules sont vacantes. À seulement 500 mètres du quartier d'affaires de La Défense, ce monument d'urbanisme sur dalle est devenu le symbole d'un centre-ville en déshérence.
Le tandem Apsys-Valode & Pistre aux commandes
Jeudi 16 octobre, le promoteur Maurice Bansay (Apsys) et l'architecte Jean Pistre (Valode & Pistre) sont venus à Courbevoie présenter l'opération aux habitants. Un duo qui n'est pas inconnu des grandes restructurations urbaines. À Łódź, Manufaktura a changé l'image d'une ville ; à Paris, Beaugrenelle a cassé la logique de la dalle, ouvert des rues à ciel ouvert, végétalisé les toitures. « Ce site emblématique sera demain une source de fierté et pour l’ensemble des Courbevoisiens. » indique Maurice Bansay, Président Fondateur d’Apsys.
Une gouvernance 100% publique assumée
Le tournant décisif s'était opéré en mars 2024, quand le tribunal de commerce de Paris avait donné son feu vert au rachat de la société Ochito par l'Établissement public foncier d'Île-de-France (Epfif) pour 10 millions d'euros HT, après l'échec des tentatives de restructuration privées menées par le groupe Desjouis.
Une Société publique locale d'aménagement d'intérêt national (SPLA-IN) Courbevoie-Charras a été créée le 7 mars 2025, associant Grand Paris Aménagement (représentant l'État), la ville au titre de ses compétences voirie et commerce, et l'EPT Paris Ouest La Défense au titre de sa compétence en aménagement.
Un chantier de 89 à 110 millions d'euros sur 12 ans
Le financement est estimé entre 89 et 110 millions d'euros dont 35 à 43,5 millions d'euros pour le foncier et 42 à 51,5 millions d'euros pour les dépenses techniques, avec une concession d'une durée de 12 ans. Le cahier des charges attribué à la SPLA-IN vise à tirer Charras de son introversion, remédier à ses galeries commerciales à moitié vides, sa dalle minérale que les habitants contournent plus qu'ils ne la traversent, pour créer un cœur de ville ouvert, attractif et végétalisé. Le projet prévoit la création de commerces de proximité, d'activités de loisir, d'une halle gourmande et de puits de lumière, tout en intégrant une continuité urbaine et paysagère dans la trame verte de la ville. Les équipements sportifs (piscine et patinoire) feront également l'objet d'une modernisation.
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