Mardi 22 octobre 2025, un incendie ravage 2 700 m² d'entrepôt dans l'usine Panzani de Gennevilliers. Quinze personnes évacuées, aucun blessé grave. La Brigade des sapeurs-pompiers de Paris déploie un dispositif massif dans la zone industrielle des Grésillons. L'incident ravive les inquiétudes sanitaires sur la qualité de l'air dans ce secteur sensible des Hauts-de-Seine.Mardi 22 octobre vers midi, les sirènes retentissent aux Grésillons à Gennevilliers. Un incendie touche un entrepôt de 2 700 m² dans l'usine Panzani, mobilisant immédiatement les secours.
Dispositif massif, pas de victime
La Brigade des sapeurs-pompiers de Paris intervient massivement. Quinze personnes évacuées, il n’y aurait aucun blessé grave. Les pompiers maîtrisent rapidement le sinistre, évitant la propagation dans cette zone industrielle dense.
Les habitants réclament des mesures systématiques, rarement effectuées. La combustion de matériaux industriels dégage des fumées toxiques, des particules fines, des composés volatils. Sans analyse immédiate, impossible de quantifier l'exposition des riverains.
Gennevilliers concentre nombre d’industries lourdes, d’entrepôts, de sites classés Seveso. Les Grésillons figurent parmi les zones franciliennes les plus exposées aux risques industriels selon Géorisques. L'usine Panzani, symbole du patrimoine industriel français, emploie des centaines de salariés ; or cet incendie pose la question de la vétusté des infrastructures et de la prévention.
Les causes restent indéterminées : court-circuit, échauffement, erreur humaine. L'inspection du travail mènera l'enquête réglementaire. Pour les riverains, la colère monte : ce nouvel incendie, pose les mêmes interrogations sur la sécurité, le même silence sur les conséquences sanitaires. Les élus locaux seront interpellés pour élaborer un vrai plan de prévention des risques industriels et des mesures de qualité de l'air systématiques. Gennevilliers, poumon industriel francilien, paie encore le prix d'une concentration d'activités à risques sans surveillance proportionnée. L'incendie Panzani, sans victime cette fois, rappelle brutalement cette vulnérabilité structurelle.