Le géant américain Greystar acquiert une résidence de 257 logements pour jeunes professionnels à Courbevoie, ouverture prévue en 2028. Cette reconversion d'immeuble de bureaux, menée par Adim Paris (VINCI) et Mirabeau Asset Management, illustre la stratégie d'expansion francilienne de Greystar, qui gère déjà 62 000 logements étudiants en Europe pour 15 milliards d'actifs.Greystar plante un nouveau drapeau à Courbevoie. Le géant américain du logement géré acquiert une résidence de 257 logements destinés aux jeunes actifs, ouverture programmée pour 2028. La gamme Canvas, déjà déployée à Puteaux et Ivry-sur-Seine, s'installe à deux pas de La Défense. Des studios et appartements d'environ 25 m², dont un tiers agrémentés d'un balcon, et surtout 650 m² d'espaces partagés qui transforment la résidence en village vertical : patio paysager, salle de fitness, lounge, coworking, rooftop panoramique offrant vue sur Paris et la tour Eiffel. De quoi séduire ces jeunes professionnels qui cherchent moins un appartement qu'un mode de vie clés en main.
Reconvertir les bureaux plutôt que bétonner
Le projet illustre une mutation du marché immobilier francilien : la reconversion d'immeubles de bureaux obsolètes en logements. Adim Paris Île-de-France (filiale VINCI Construction) et Mirabeau Asset Management pilotent l'opération. Plutôt que de construire du neuf sur des parcelles rares et chères, les promoteurs recyclent le bâti existant. Économie de temps, de coûts, d'empreinte carbone. Transformer des plateaux tertiaires désertés en studios équipés répond simultanément à la crise du logement et à l'obsolescence du parc de bureaux francilien.
62 000 logements, 15 milliards d'actifs
Greystar gère plus de 62 000 logements étudiants en Europe et brasse plus de 15 milliards d'euros d'actifs. Sa stratégie : développer des résidences haut de gamme pour étudiants et jeunes actifs autour des grands pôles d'emplois. Après Puteaux (644 lits) et Ivry-sur-Seine (310 lits), Courbevoie renforce l'ancrage francilien. La cible ? Ces jeunes professionnels de La Défense, attirés par la proximité bureau-logement, les services intégrés, la mutualisation d'espaces. Le logement géré séduit cette génération mobile, réticente à l'achat immobilier, cherchant flexibilité plutôt que patrimoine.