Construit en 1928 par la Compagnie du métropolitain, le stade de la Croix-de-Berny accueillait 10 000 spectateurs dans son vélodrome et a vu défiler champions du monde et olympiens. Menacé par la pression immobilière, il renaît grâce à l'acquisition par la Ville d'Antony. Budget : 17,7 millions d'euros, dont 5,84 millions de subvention départementale.
Quand la Ville d'Antony acquiert 6,5 hectares de l'ancien stade de la RATP en décembre 2024, elle sauve un morceau d'histoire. Construit en 1928 par la Compagnie du chemin de fer métropolitain – ancêtre de la RATP – pour son club maison, l'US Métro, le site a accueilli des compétitions nationales et internationales. Vélodrome de 10 000 places, tribunes de 3 000 places, piscine, fronton de pelote basque : le complexe faisait référence.
5,84 millions du département pour contrer la pression foncière
Mais la pression immobilière guette. Dans ce secteur stratégique d'Antony, entre la Croix-de-Berny et les futures gares du Grand Paris Express, les promoteurs rêvent de transformer ces 6,5 hectares en programmes résidentiels. La municipalité décide de préserver la vocation sportive. Le département des Hauts-de-Seine accorde une subvention de 5,84 millions d'euros. Budget total : 17,7 millions d'euros pour moderniser l'ensemble.
Les installations rénovées comprennent trois terrains de football et rugby, deux gymnases, huit courts de tennis, une piste d'athlétisme, un stand de tir, un trinquet de pelote basque, des locaux administratifs (400 m²) et polyvalents (dojo, musculation). La pelouse principale bascule en synthétique nouvelle génération (sable et liège), permettant une utilisation intensive tout en réduisant les coûts d'entretien.
Cinq clubs se partagent le site
Le Parc des Sports de la Croix-de-Berny répond à un manque criant d'espaces sportifs dans le nord d'Antony. Cinq clubs se partagent désormais les infrastructures : Antony Métro 92, Métro Football Antony, Antony Football Evolution, Antony Football Club et l'école de sport de l'US Métro. Un modèle de mutualisation qui maximise l'usage des équipements publics.
La dimension environnementale n'est pas oubliée. Un bassin d'infiltration de 1 000 m³ gère les eaux pluviales. L'éclairage LED limite la pollution lumineuse. D'autres aménagements sont programmés jusqu'à 2030 : rénovation des deux autres terrains, couverture partielle des courts de tennis, création de terrains de padel.
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