Hauts-de-Seine : 46% du parc social exposé aux risques climatiques d'ici 2100

Logement énergivore habitation mal isolée, passoire thermique.
Olivier Le Moal - stock.adobe.com - Olivier Le Moal - Olivier Le Moal

Logement énergivore habitation mal isolée, passoire thermique.
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Dévoilée lors du Congrès HLM qui s'est tenu à Paris du 23 au 25 septembre, cette étude analyse 2,24 millions de logements sociaux et révèle l'urgence d'adapter le patrimoine aux aléas climatiques. Après avoir évalué les stratégies de décarbonation en 2024, elle mesure l'exposition aux risques et propose une méthodologie pour aider les bailleurs à anticiper.
Les fortes chaleurs, menace principale pour les Hauts-de-Seine
Les fortes chaleurs apparaissent comme l'aléa principal auquel le parc social est exposé, avec une progression qui pourrait toucher la quasi-totalité des logements d'ici la fin du siècle. Pour les Hauts-de-Seine, territoire urbain dense où les îlots de chaleur s'intensifient, ce risque est particulièrement critique.
Le retrait-gonflement des argiles représente également une menace croissante pour les maisons individuelles : 14% des logements individuels sont concernés aujourd'hui, et 58% pourraient l'être en 2100 (156 000 logements au niveau national). Les inondations, notamment liées aux crues de la Seine, concernent déjà plusieurs milliers de logements alto-séquanais.
Un double défi : adaptation et décarbonation
L'étude met en évidence la nécessité pour les bailleurs d'intégrer simultanément adaptation aux risques climatiques et décarbonation dans leurs stratégies patrimoniales. Cette double contrainte s'ajoute à l'équation financière déjà complexe évoquée par l'Aorif (Association régionale des organismes HLM d'Île-de-France) concernant l'équilibre entre construction neuve et rénovation du parc existant.
Pour les Hauts-de-Seine, où le foncier est rare et cher, cette problématique prend une acuité particulière. Les bailleurs doivent désormais intégrer la vulnérabilité climatique dans leurs Plans Stratégiques de Patrimoine tout en maintenant leurs engagements de production et de rénovation énergétique.
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Des outils et financements pour agir
La FOPH met à disposition de ses adhérents des fiches personnalisées par bâtiment, permettant de mesurer le niveau d'exposition et de vulnérabilité. La Banque des Territoires mobilise plusieurs dispositifs : une enveloppe d'ingénierie de 3 millions d'euros (cofinancement jusqu'à 50% des études), l'intégration gratuite de données d'exposition dans Prioréno, et l'éligibilité des travaux d'adaptation aux financements liés à la rénovation.
« Cette étude met en évidence l'exposition croissante du parc social aux aléas climatiques et la vulnérabilité qui en découle. Elle montre l'urgence pour les bailleurs d'intégrer simultanément adaptation et décarbonation dans leurs stratégies patrimoniales », souligne Laurent Goyard, directeur général de la FOPH.
Pour les Hauts-de-Seine, où résident près de 5 millions de personnes dans le parc social francilien, l'adaptation aux risques climatiques devient un enjeu majeur de cohésion sociale et de résilience territoriale face aux défis du changement climatique.