Eurosatory 2026 : le salon mondial de l'armement de la démesure
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Un tank Leopard 2A-RC 3.0 tank de KNDS à l'édition 2024 d'Eurosatory.
LTD / Benoit Tessier / REUTERS
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Le salon de la démesure... L’édition 2026 d’Eurosatory, qui réunit l’industrie mondiale de l’armement terrestre et de la sécurité – des Israéliens aux Ukrainiens (87 sociétés présentes) en passant par les Ouzbeks et les Chiliens –, explose tous les compteurs. Ce blockbuster mondial, qui s’installe à Villepinte dans la région parisienne à partir de ce lundi, va réunir 2640 exposants venus de 68 pays (dont 220 d’Allemagne et 180 des États-Unis), un nombre en hausse de 30 % par rapport à 2024, et va attirer 440 délégations officielles (330 en 2024), en croissance de 30%.
Du jamais-vu, y compris au Salon aéronautique du Bourget. « Cette édition d’Eurosatory agit comme un véritable aimant », confirme le général Charles Beaudouin, président de Coges Events, la société qui organise le salon. Si Marine Le Pen s’est décommandée, le tout-politique français va s’y presser durant les cinq jours que dure Eurosatory. À commencer par la ministre des Armées, Catherine Vautrin, qui sera présente lors des trois premiers x du salon, et le ministre de l’Économie, Roland Lescure. Une première.
À dix mois de l’élection présidentielle de 2027, Bruno Retailleau, Édouard Philippe, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet vont arpenter les couloirs du salon pour s’acculturer aux questions de défense. Ils y croiseront le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, et ses trois grands subordonnés, les chefs d’état-major de l’armée de terre (général Pierre Schill), de l’armée de l’air et de l'espace (général Jérôme Bellanger) et de la marine (l'amiral Nicolas Vaujour).
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