Salvatore Adamo : « Le jour où je ne serai plus désiré, je partirai sur la pointe des pieds »
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Salvatore Adamo a vendu plus de 100 millions de disques à travers le monde.
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
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Salvatore Adamo a vendu plus de 100 millions de disques à travers le monde.
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
Voilà plus de soixante ans qu’il regarde la neige tomber… Sept ans qu’il n’avait pas enregistré. Salvatore Adamo revient avec un album aux allures de carnet intime où affleurent les souvenirs d’enfance. Si le fils d’immigrés siciliens assure n’avoir pas vécu tous les chagrins d’amour qu’il a si bien chantés, sa sincérité bouleverse.
Avec ses « quatre fois vingt ans », l’ancien bon élève mais cancre en discipline conserve cette aménité qui le caractérise. Jamais un mot plus haut que l’autre malgré plus de 100 millions d’albums vendus et un début de carrière qui, dans les charts des années 1960, n’avait de rival que les Beatles. Il nous reçoit chez lui à Paris avec cette politesse délicate qui semble appartenir à un autre temps. Vous permettez, monsieur, que l’on emprunte un instant votre douceur ?
Vous écrivez : « Ce double album est le reflet de mes états d’âme, de ma persistante naïveté, parfois enfantine, confrontée à une lucidité inévitable d’adulte forcé. » Vous l’avez encore, cette naïveté, à 82 ans ?
Je crois que oui, parce que je continue à faire confiance. Longtemps, j’ai pensé que les sourires venaient forcément du cœur. Hélas, ce n’était pas toujours le cas. Après la mort de mon père – qui avait été mon manager de 1963 à 1966 – j’ai dû déléguer. Je n’en parle pas souvent, mais il faut bien l’admettre : dans ma vie, certaines personnes m’ont pas mal roulé…