Il danse, Zack, il danse, il adore quand ça balance… En campagne dans les night-clubs de house music, comme à Leeds mi-avril, il escalade les podiums, étreint les DJ, prend le micro et martèle : « We can make hope normal again ! » La nuit est son univers. Le leader écologiste de 43 ans est aujourd’hui la personnalité politique britannique préférée des moins de 50 ans (selon un sondage YouGov).
Dans sa vingtaine, le jeune Zack Polanski gagnait sa vie en distribuant des flyers devant le Heaven (le « Paradis »), la grande boîte de nuit LGBT du centre de Londres. « C’est là que j’ai pris confiance en moi, a-t-il confié au Guardian en février. Quand tu te fais envoyer balader et que tu dois continuer, ça te donne une forme de résilience. Ça m’a aidé pour ma carrière d’acteur et pour la suite. »
La suite, c’est la scène politique, qu’il intègre il y a dix ans, et les élections locales qui doivent désigner jeudi prochain 5 000 conseillers territoriaux en Angleterre, au pays de Galles et en Écosse. Le premier grand test électoral pour le gouvernement et un moment clé pour le Green Party, qui s’est hissé en quelques mois à la troisième place des intentions de vote. Grâce à son nouveau leader.
Issu d’une famille juive d’Europe de l’Est installée au Royaume-Uni pour fuir les pogroms en Pologne, Zack Polanski naît dans la banlieue de Manchester. Il partira aux États-Unis se former à l’art dramatique avant de revenir à Londres. Pendant sa courte carrière d’acteur, il pratiquera le « théâtre de l’opprimé », une méthode de jeux où les acteurs explorent les injustices sociales.