« Le Groenland n'est pas à vendre »: Mette Frederiksen, la nouvelle dame de fer qui tient tête à Donald Trump
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La première ministre danoise Mette Frederiksen.
LTD / AFP / JONATHAN NACKSTRAND
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La première ministre danoise Mette Frederiksen.
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« Si le président Trump croit pouvoir l’intimider, il se trompe. » C’est l’avis de Linda Robinson sur Mette Frederiksen. L’ancienne analyste politique, chercheuse spécialiste du leadership des femmes et de la politique étrangère au sein du Council on Foreign Relations de Washington rédige actuellement un livre consacré aux femmes dirigeantes politiques où la Première ministre danoise de 48 ans figurera en bonne place.
Depuis que Donald Trump, encore exalté par l’opération à Caracas qui a conduit à l’enlèvement de Nicolás Maduro, a réitéré ses menaces sur le Groenland, territoire autonome du Danemark, tous les regards se tournent vers elle.
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« Mette Frederiksen ne se laissera pas rabaisser », ajoute Linda Robinson, rappelant le premier échange indirect entre elle et le président Trump à propos de cette terre de l’Arctique riche en minéraux, terres rares et pétrole. C’était en août 2019. Mette Frederiksen vient tout juste d’être nommée à la tête du gouvernement danois, devenant la plus jeune Première ministre et deuxième femme seulement à occuper ce poste. Le magnat américain, alors en fin de premier mandat, parle d’acheter le Groenland, zone stratégique entre les États-Unis et la Russie. La réponse de la sociale-démocrate sur la chaîne de télévision publique danoise DR remet le milliardaire à sa place : « C’est une discussion absurde, […] le Groenland n’est pas à vendre, et cela prend fin maintenant. »