Au Moyen-Orient, « il y a beaucoup de munitions tirées ; les stocks de munitions seront un sujet », a averti le patron de Dassault Aviation, Éric Trappier, lors d’une intervention sur BFM Business. Effectivement, dans ce conflit où les munitions sont tirées en très grande quantité, le renouvellement des stocks, notamment des missiles, qui arment essentiellement les avions de combat et les systèmes de défense aérienne (sol-air), est clairement une priorité stratégique pour les trois pays (États-Unis, Israël et Iran).
Ce sujet explosif concerne plus particulièrement Téhéran, qui subit l’épreuve du feu de la part des États-Unis, qui détiennent les stocks de munitions les plus importants au monde, et d’Israël.
Face à la supériorité aérienne presque totale des Israéliens et des Américains, combien de temps l’Iran va-t-il pouvoir répliquer ? Selon le chef d’état-major des armées américaines, Dan Caine, Téhéran a engagé « plus de 500 missiles balistiques et plus de 2000 drones » au Moyen-Orient depuis le lancement de l’offensive israélo-américaine le 28 février. Le chef du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), l’amiral Brad Cooper, a déjà observé une très forte et régulière baisse du nombre de frappes iraniennes depuis le début du conflit. « Sur les vingt-quatre dernières heures, les attaques de missiles balistiques ont diminué de 90 % par rapport au premier jour et les attaques de drones de 83 % », a-t-il détaillé vendredi 6 mars.
L’armée israélienne s’est d’ailleurs vantée d’avoir neutralisé le réseau de missiles balistiques de l’Iran. Depuis le début de l’opération, « l’armée de l’air israélienne a mené 2000 frappes et [tiré] plus de 6000 munitions », a pour sa part précisé jeudi soir le chef d’état-major israélien, le général Zamir.