L’exercice Orion 26, auquel 24 pays vont participer pendant trois mois, débute dimanche 8 février dans l’Hexagone. En simulant une agression venue de l’Est, il cible clairement la Russie.C’est une nation européenne de l’Est, expansionniste. à coups de cyberattaques et de désinformation, Mercure étend depuis des mois son influence vers l’ouest. Grâce à des milices Tantale, elle conquiert des territoires et tente de déstabiliser son voisin, Arnland. « En concertation avec ses alliés, la France a décidé d’agir, affirme l’armée française dans une vidéo. Elle a décidé d’entrer en premier [sur le théâtre des opérations] pour constituer la tête de pont de l’Alliance atlantique », et de mener une coalition internationale contre Mercure.
Voilà le scénario, fictif, que des milliers de soldats vont suivre à partir du dimanche 8 février dans des manœuvres hors norme : Orion 26. Après une première édition en 2023, les exercices de cette édition doivent apporter « un niveau de réalisme particulièrement élevé qui permet de reproduire l’ensemble des phases d’un conflit moderne, de la conflictualité hybride jusqu’à l’engagement de haute intensité », a affirmé le contre-amiral Xavier Royer de Véricourt, chargé de son organisation à l’état-major des armées.
Alors que l’Ukraine va entrer dans sa quatrième année de guerre, le message d’Orion 26 est clair. Les armées françaises et alliées montent en puissance, et elles se préparent à une éventuelle guerre avec la Russie. Elles vont le montrer pendant les trois mois de ces exercices qui vont se dérouler en conditions presque réelles, sur le territoire français.