Non sans vaciller en fin de match sous les assauts de Montpellier, les Rouge et Noir ont décroché un quatrième titre de champion de France consécutif.
ll y a une comparaison que les supporters du Stade Toulousain, pas peu fiers de leurs champions, aiment balancer sourire en coin : leur club ne serait rien moins que le Real Madrid du rugby. Hier soir, c’est avec un autre géant du foot, le PSG, qu’ils se sont régalés à dresser un parallèle alors qu’ils venaient de triompher pour la quatrième année consécutive en finale du Top 14 contre Montpellier (28-20).
Puisque les Parisiens se gargarisent de leur « Back2Back », eux peuvent bien revendiquer un « Back4Back », slogan imaginé ces jours- ici par quelques malins des bords de la Garonne en perspective de ce quatre à la suite.
La formule est plus amusante que juste, tant la concurrence du foot européen apparaît supérieure, mais il n’empêche que Ntamack et ses comparses ont transpiré largement utant que Dembélé et ses copains pour arracher ce nouveau bouclier de Brennus, au bout d’une finale épique conclue dans une ambiance crépusculaire.
La faute d’abord à une chaleur torride (31 °C au coup d’envoi), qui a transformé les joueurs en gladiateurs de la canicule, déversant sur la pelouse du Stade de France des litres de sueur pendant un peu moins d’une heure. La faute ensuite à des Montpelliérains parfaitement outillés pour dérégler le collectif quinze étoiles d’Ugo Mola, qui sortait pourtant d’une demi-finale record contre le Racing (71-17).
La faute enfin au surgissement d’un orage dont les éclairs épileptiques ont parfois transformé le Stade de France en night club, poussant les arbitres à interrompre la finale pendant quelques minutes à l’heure de jeu, malgré les 13 paratonnerres posés sur l’enceinte.
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