En Hongrie, Péter Magyar acte la fin de l’ère Orbán
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Peter Magyar, dirigeant de l'opposition, souhaite lutter contre la corruption au sein du pays.
LTD/Marton Monus/REUTERS
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La date est symbolique. Samedi 9 mai, Péter Magyar, après son écrasante victoire aux élections législatives du 12 avril, sera consacré Premier ministre par la nouvelle Assemblée nationale. Ce jour, qui coïncide avec la Journée de l’Europe, le drapeau bleu aux étoiles jaunes reviendra sur le fronton du Parlement, où il ne flottait plus depuis 2014. Un geste synonyme du vœu d’une relation plus constructive avec Bruxelles après quinze années de clashs sous Viktor Orbán.
Le 29 avril, le conservateur s’entretenait justement sur place avec Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, sur le potentiel dégel de 18 milliards d’euros de fonds de l’UE retenus pour non-respect de l’État de droit. L’une de ses promesses phares. L’ancien diplomate à Bruxelles veut « ramener la Hongrie vers l’Europe » et multiplie les engagements : adhésion au Parquet européen, euro vers 2030, lutte anticorruption, justice indépendante, pluralisme des médias, liberté académique.
Le soir de sa victoire, Péter Magyar exigeait la démission des patrons des hautes autorités publiques, du procureur général et du président de la République, « pantins » du régime défait qui ont jusqu’au 31 mai pour partir, sous peine d’être chassés. Magyar veut aussi « en finir » avec l’audiovisuel d’État « orbánisé », « usine à mensonges » qu’il désire suspendre puis refaçonner en profondeur. Le 15 avril, il réglait d’ailleurs ses comptes sur Kossuth Rádió puis la chaîne M1, qui l’ont dénigré depuis son entrée en politique en 2024.
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