Souveraineté : Ursula von der Leyen prône une « préférence européenne » obligatoire
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Paris, le 5 février 2026.
REUTERS - Abdul Saboor
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Paris, le 5 février 2026.
REUTERS - Abdul Saboor
Pour une « préférence européenne » dans des secteurs stratégiques. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est prononcée ce lundi 9 février en faveur d'une obligation de se fournir en composants européens pour les entreprises bénéficiant de fonds publics dans certains secteurs.
« L'Europe doit être capable de défendre ses intérêts stratégiques et de soutenir activement » sa propre base de production, et « la préférence européenne est un outil nécessaire pour contribuer à cet objectif », a-t-elle expliqué, dans un courrier adressé aux dirigeants des 27.
Le soutien à l'économie européenne et à la production made in Europe sera au cœur d'un sommet des dirigeants de l'UE sur la compétitivité jeudi en Belgique.
La Commission européenne a préparé un projet de loi qui vise à instaurer la préférence européenne dans certains secteurs, dont l'industrie automobile, mais sa présentation, désormais attendue le 25 février, a été repoussée à deux reprises ces derniers mois, en raison de dissensions entre les États membres.
Cette notion est défendue avec vigueur par la France, notamment pour protéger sa filière nationale des batteries pour voitures électriques, mais elle est combattue à l'inverse par d'autres États comme l'Allemagne, qui redoutent d'alourdir les coûts d'approvisionnement de leurs constructeurs automobiles et autres fabricants industriels.
« Nous devons établir, une fois pour toutes, une véritable préférence européenne dans nos secteurs les plus stratégiques », a plaidé Stéphane Séjourné, le vice-président de la Commission chargé de ce dossier, dans une tribune cosignée par plus d'un millier de dirigeants d'entreprises début février.
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Pour rappel, une révision de la directive « marchés publics » du 26 février 2014 était déjà annoncée pour 2026. Cette réforme traduisait « la volonté affichée de la Commission européenne de reconnaître une "préférence européenne" pour les marchés des secteurs stratégiques », saluait une résolution du Sénat le 23 janvier. Les sénateurs estimaient que « le champ d’application de cette "préférence européenne" [devait] être le plus large possible, comprenant a minima, les domaines de la défense, de la sécurité et du numérique ».
(Avec AFP)
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