Arabie saoudite : l’eldorado des entreprises françaises
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L’un des quatre hôtels bâtis récemment par Accor se situe aux abords de l’antique cité de Hegra.
LTD/Jonathan Irish
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L’un des quatre hôtels bâtis récemment par Accor se situe aux abords de l’antique cité de Hegra.
LTD/Jonathan Irish
Sur le parking qui jouxte le spectaculaire canyon de Jabal Ikmah, une navette électrique arborant les couleurs de la RATP stationne dans l’attente des touristes peu nombreux en cette fin d’après-midi torride. Comme un petit morceau de France surgi du fin fond du désert saoudien.
Nous sommes au pied de l’un des joyaux de l’immense comté d’Al-Ula, à plus de 1.000 kilomètres de Riyad. Voilà deux mille cinq cents ans, des caravaniers nabatéens ou araméens y ont gravé dans la pierre des centaines d’inscriptions « pour appeler la pluie ou rendre hommage à leurs divinités », disserte fièrement notre guide vêtu de la traditionnelle djellaba blanche et du keffieh à carreaux rouges. L’endroit, véritable bibliothèque à ciel ouvert, est époustouflant.
Pourtant, comme tous les sites préislamiques de cette région, Jabal Ikmah est longtemps resté l’un des secrets les mieux gardés du royaume avant que Mohammed Ben Salmane ne lève l’antique fatwa qui pesait sur eux pour en faire des totems identitaires de l’Arabie éternelle. C’est de ce décret que découle la création de l’Agence française pour le développement d’Al-Ula (Afalula), curieux ovni diplomatique né en 2018 d’un accord entre Emmanuel Macron et le prince héritier.
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Sa vocation ? Épauler la Commission royale pour Al-Ula (RCU) – qui la finance intégralement – dans la préservation et la mise en valeur touristique et culturelle de ces sanctuaires d’une richesse exceptionnelle. Autrement dit, mobiliser l’expertise et le savoir-faire français au service du grand dessein de MBS.