Télécoms : la fin programmée du réseau cuivre en France
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Après des années de bons et loyaux services, le réseau cuivre tire lentement sa révérence.
LTD/Thomas SAMSON/AFP
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Après des années de bons et loyaux services, le réseau cuivre tire lentement sa révérence.
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C’est le début de la fin pour le bon vieux réseau cuivre en France. Depuis le 31 janvier 2026, on ne peut plus souscrire un abonnement téléphonique ou Internet (ADSL) reposant sur cette technologie d’ancienne génération dans les trois quarts des communes, soit près de la moitié de la population du pays. Et la fermeture technique suivra l’année prochaine sur ces territoires.
Le réseau cuivre avait été déployé dans les années 1970 en France et reste encore aujourd’hui propriété d’Orange, héritier de France Télécom. L’entreprise est donc chargée du calendrier de son extinction, qui va s’étaler jusqu’en 2030. Précédemment, il n’avait enregistré aucune plainte dans les 763 communes ayant inauguré le dispositif dès 2025.
À Vanves, ville pilote où le cuivre a été fermé il y a un an déjà, le maire Bernard Gauducheau avait pourtant retenu sa respiration le jour où le couperet était tombé. « Au bout de trois semaines, seuls un cabinet de kinésithérapie et un bistrot nous ont contactés pour des problèmes techniques annexes qui ont été résolus dans la journée », nous avait-il confié avec soulagement, il y a quelques mois.
Il faut dire que les fermetures sont très encadrées. « Notre priorité, c’est qu’il n’y ait jamais de rupture de connectivité fixe pour une commune, même temporaire, du fait de ce plan de fermeture », nous rappelle en effet l’Autorité de régulation des télécoms. Les maires et leurs habitants sont prévenus longtemps à l’avance et la fibre optique doit avoir été déployée en remplacement. Lorsqu’elle n’est pas disponible à temps, les fermetures commerciales sont reportées.