Docteure en économie de 37 ans, Rebecca Amsellem publie la newsletter « Les glorieuses », un décryptage de l’actualité économico-féministe et de sujets sociétaux comme les violences économiques conjugales. Cheffe d’entreprise depuis dix ans, cette militante, chercheuse et écrivaine a développé un calcul qui chaque année rappelle les inégalités économiques entre les hommes et les femmes.
LA TRIBUNE DIMANCHE – Depuis 2016, vous déterminez la date à partir de laquelle les femmes commencent à travailler bénévolement en raison des inégalités salariales. Comment faites-vous ce calcul ?
REBECCA AMSELLEM – Cette date est calculée à partir d’une statistique publiée par l’Insee : les femmes salariées du secteur privé gagnent en moyenne 14,2 % de moins que les hommes à temps de travail équivalent. On rapporte cette différence au nombre total de jours ouvrés en 2025, soit 251. Cela représente environ 30,6 jours ouvrés. En retranchant ces jours à partir du 31 décembre, en excluant les week-ends et jours fériés, on obtient la date à partir de laquelle les femmes commencent symboliquement à travailler « gratuitement ». Cette année, c’est à partir de demain, à 11 h 31.