Inégalités salariales : la ministre du Travail se donne cinq ans pour les éradiquer

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Muriel Pénicaud se donne cinq ans pour éliminer les écarts de salaires à poste égal entre hommes et femmes.
Muriel Pénicaud se donne cinq ans pour éliminer les écarts de salaires à poste égal entre hommes et femmes. (Crédits : GONZALO FUENTES)
Muriel Pénicaud annonce un plan d’action visant à supprimer d’ici à la fin du quinquennat l’écart de salaire de 9% à poste égal existant aujourd’hui entre hommes et femmes .

Dans un entretien au Journal du Dimanche ce 21 janvier, la ministre du Travail Muriel Pénicaud déclare vouloir réunir les "partenaires sociaux" pour "élaborer un plan d'action" contre les inégalités salariales. Objectif : supprimer d'ici à la fin du quinquennat, l'écart de 9% existant entre hommes et femmes à poste égal.

Dans cet entretien, la ministre rappelle que "L'égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel" et que "la loi Roudy sur l'égalité a 35 ans".

Ce qui n'empêche pas que dans les faits, "les femmes gagnent toujours 9 % de moins que les hommes à poste équivalent et 25 % en moyenne de moins (...) tous postes confondus, c'est inadmissible", fait-elle valoir.

Un écart de 25% en moyenne

Les 25% d'écart, liés pour partie ("15% ou 16%") aux "retards culturels", à "la persistance de clichés sexistes dès l'enfance", selon la ministre, nécessitent une correction "sur le long terme, en prenant le mal à la racine".

En revanche, "l'écart de 9 % qui demeure à travail égal aurait déjà dû disparaître", insiste Mme Pénicaud, citant l'exemple "inacceptable" d'une "jeune diplômée de HEC" engagée avec "un salaire inférieur à celui d'un garçon" au cursus similaire.

"Notre ambition, avec le Premier ministre (Edouard Philippe) et (la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes) Marlène Schiappa, est de supprimer cette différence de 9 % pour toutes les femmes pendant le quinquennat", assure la ministre.

Pour ce faire, les indicateurs existant sur "la situation comparée des hommes et des femmes dans les entreprises" doivent par exemple être perfectionnés, détaille Mme Pénicaud, appelant à "plus de transparence".

Pas de nouvelle loi

"Cette question doit devenir un sujet prioritaire du dialogue social", plaide la ministre, évoquant notamment "des programmes de rattrapage salarial étalés sur plusieurs années" en cas d'"écarts démesurés" dans les entreprises.

Pour autant, la ministre juge inutile l'élaboration d'une nouvelle loi. Elle rappelle en effet que "depuis 2013, plus de 3.000 entreprises" n'ayant pas d'accord sur l'égalité professionnelle ni de plan d'action "ont été mises en demeure", 157 ayant été "sanctionnées".

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 22/01/2018 à 14:42 :
bah c'est évident que les boites vont faire appliquer l'égalité salariale, mais ça sera le salaire minimum pour tous. Ce qui est déjà le cas dans bien des boites et toutes celles où j'étais.
a écrit le 22/01/2018 à 12:58 :
Au vu des lois que cette dame pousse, avec son seigneur Macron, elle va effectivement y arriver.

Leur véritable objectif étant d’exploser les salaires, nous finirons effectivement par ne plus avoir d’inégalités : tous à 0. Allez, soyons généreux, laissons leur le bénéfice du doute. Tous au SMIC serait déjà un beau cadeau du pauvre patronat qui se saigne. Car chacun sait que le SMIC est déjà trop élevé.
a écrit le 22/01/2018 à 10:52 :
En parlant d'inégalité salariale:

Entre Europe 1 et Natacha Polony, c’est la guerre. Alors qu’elle réclame à la radio 800.000 d’indemnités aux prud’hommes, la station dévoile son salaire…

Les prud’hommes bottent en touche. Evincée de l’antenne d'Europe 1 à la rentrée 2017, Natacha Polony a décidé de poursuivre la radio en justice pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. La chroniqueuse avait signé 6 contrats entre le 9 juillet 2012 et le 9 juillet 2017. Le conseil des prud’hommes de Paris a reporté l’affaire devant le juge départiteur, a-t-on appris le 19 janvier.Une somme conséquente, à l’image du salaire de Natacha Polony. L’Express Entreprise indique que, selon Europe 1, Natacha Polony touchait « considérablement plus » que ses confrères, soit 27.400 euros par mois. Une somme qui a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, notamment par les journalistes. « 27 400 euros… Quand tu sais ce que gagnent les journalistes reporters de terrain… », a notamment regretté Nassira El Moaddem, directrice du Bondy Blog. De nombreux journalistes ont pointé la précarité des pigistes.
a écrit le 22/01/2018 à 7:38 :
Il y a quand même des inégalités chez les personnes handicaps. Une personne handicap ne gagne que le smic pendant 35 ans, c’est une discrimination
Réponse de le 22/01/2018 à 14:36 :
Les sté sont déjà pas chaude à embaucher quelqu'un qui ne correspond pas 100% de leur critères de moutons à 5 pattes, alors un handicapé...
Vu comme moins productif, avec plus de chances d'absentéisme, un environnement de travail à adapter,... Peine perdue de postuler !

Une fois j'ai postulé à un emploi de comptable chez auchan, y'a 6 km entre mon domicile et leur service compta, ils ont refusé de me prendre, car ils avaient peur des retards, ils ne prenaient que des gens de la commune où ils se trouvent, la blague, quand il m'ont dit que c'était la raison du refus du dernier candidat, alors je leur est dit, bah moi aussi je suis pas de la commune...
Puis y'a aussi les boites qui ne recrutent dans la compta que des femmes de moins de 35ans, la blague, quand l'une des boites où je travaillais en intérim, faute de candidats d'après eux, à dit comme ça en plein open space, ses critères discriminatoires à la consultante rh qui venait faire un point en physique...
a écrit le 21/01/2018 à 21:37 :
Heureusement que l'écart salarial entre un blanc et un noir ne sont pas étudiés (à niveau blabla-diplomesque égal, naturellement), pas plus que celui entre un blond et un roux, ou quelqu'un mesurant plus et moins d'un mètre soixante.

Si c'était le cas, comme il y en a forcément un qui est mieux payé que l'autre, mais que les politiques (et une partie de la population hélas) vivent dans l'illusion qu'égalité a le même sens que clonage, on aurait des ministères parfaitement inutiles et dispendieux, en plus de ceux dont l'utilité est déjà très discutable.
a écrit le 21/01/2018 à 21:04 :
Elle se donne 5 ans mais... sera t'elle encore en vie dans 5 ans ? Quelle arrogance.
a écrit le 21/01/2018 à 21:01 :
Moi je propose de faire un euro rose pour les femmes et un euro bleu pour les hommes:

- taux de change 2 euros roses pour un euro bleu
- l'euro rose taux de rémunération 0,5%
- l'euro bleu taux de rémunération 3%

Et ne vous plaignez pas mesdammes certaines sont au CFA, BAHT, HRYVNIA

Voilà.
a écrit le 21/01/2018 à 14:14 :
Pour faire respecter l’égalité entre une femme et un homme à diplôme égale et compétence égale : il ne faut pas 5 ans.

C’est une évidence .
Après les inégalités en France sont tellement flagrants , le smic
Le nivellement économique , la disparition de la classe du milieu ...
La hausse de la précarité
L’accès au travail pour tous ainsi que le respect de tous les salariés dans les entreprises

....

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