Catherine Pégard, la femme aux trois présidents
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Catherine Pégard, actuelle ministre de la Culture.
LTD/REUTERS/Manon Cruz
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Catherine Pégard, actuelle ministre de la Culture.
LTD/REUTERS/Manon Cruz
Jeudi 14 mai, 13 heures, trottoir de la Brasserie du Louvre, en face de la Comédie-Française, le soleil et le froid conversent. Catherine P. (née en 1954) revient du sommet de Nairobi avec une trentaine de chefs d’État et de gouvernements. La France reconnecte via la culture avec l’Afrique. « La loi sur les restitutions a joué un rôle considérable. » Elle porte une petite veste bleu parme et quitte son téléphone pour un filet de bœuf et un plaid qui ramène le rose sur son visage souriant. Blonde classique, nez orgueilleux, regard laser qui détecte très vite le con ou l’important.
Sa vie, en moins cynique, ressemble à celle du Bel-Ami de Maupassant. J’évoquais le sérail, comprendre palais du sultan/présidence à la française. Sommet du pouvoir, où elle pulvérise des records de durée : depuis deux mois ministre de la Culture d’Emmanuel Macron, après avoir travaillé pour Nicolas Sarkozy, François Hollande et présidé le château de Versailles de 2011 à 2024. Dans la petite histoire de la Ve République, personne n’a jamais réussi ça.
Qu’en pensent-ils de miss Pégard, organisatrice républicaine du plus beau dîner du siècle pour Charles III, le 20 septembre 2023 ? Sarkozy est empêché et ne répond pas, Louis XIV est injoignable ! Mais l’homme qui veut reprendre l’Élysée (F. H.) me téléphone vendredi à 13 h 33 : « Je n’avais aucune raison de ne pas la renommer, malgré son passage chez N. S. Le personnel était content, le mécénat comme les rénovations fonctionnaient très bien. » Et de conclure avec humour : « Vous ne me croirez pas Guillaume, mais j’ai songé à la nommer à vie ! »