La France possède-t-elle le plus beau vivier du cyclisme mondial ?
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Paul Seixas au Plateau de Solaison, en juin 2026.
LTD/BERNARD PAPON/PRESSE SPORTS
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Paul Seixas au Plateau de Solaison, en juin 2026.
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Les données pour commencer. Au nombre de victoires au plus haut niveau, le World Tour, seul le Danemark offre un meilleur bilan que la France (19 contre 17). Au total de points, les deux pays sont devancés par la Belgique. Après l’étape du Tour de Suisse remportée par Romain Grégoire, sept coureurs français ont gagné au moins une course de l’élite ; c’est plus que leurs concurrents (5).
Beaucoup plus, même, que la Slovénie, où Tadej Pogacar s’occupe de presque tout (13 sur 15). S’il a fini en tête du classement mondial UCI à chaque fois depuis 2021, après deux années dominées par son compatriote Primoz Roglic, le petit cannibale est désormais un peu seul chez lui.
La génération française est d’une densité impressionnante. Visage de l’ambitieux projet Decathlon CMA CGM, Paul Seixas est le mieux classé (8e). À 20 ans, le plus jeune du classement a signé cinq succès en World Tour. Il a huit compatriotes parmi les 50 meilleurs du premier semestre 2026 – la jauge monte à 17 dans le top 100.
Le champion de France sur route, Dorian « Flash » Godon, a brillé autant ; Paul Magnier a écrasé les sprints du Tour d’Italie (trois victoires et le maillot distinctif) et ne sera pas au départ à Barcelone. S’ajoutent Axel Laurance, Lenny Martinez et Alex Baudin, tous pensionnaires d’équipes étrangères.
Si la main-d’œuvre française est si recherchée désormais, c’est qu’elle donne les meilleurs résultats, derrière les « fantastiques » Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel, respectivement treize, douze et trois en 2026.
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Il faudra patienter jusqu’à ce 4 juillet pour les apercevoir car trois d’entre eux – Paul Seixas, Kévin Vauquelin et Julian Alaphilippe – ont renoncé à la course en ligne des championnats de France, aujourd’hui à La Tour-du-Pin (Isère), pour peaufiner leur forme avant le marathon de juillet. Le revers de la médaille, c’est qu’une seule équipe française figure dans le top 15 ; les Belges en placent trois (Soudal-Quick Step, Alpecin-Premier Tech et Lotto Intermarché).