« La présidentielle, c’est comme monter l’Everest » : Fabien Roussel, candidat quoi qu’il en coûte
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Fabien Roussel devrait être réelu à la tête du PCF.
Francois LO PRESTI/AFP - FRANCOIS LO PRESTI
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Fabien Roussel devrait être réelu à la tête du PCF.
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C’est un Fabien Roussel particulièrement affûté qui déboule ce samedi matin dans le hall du Grand Palais de Lille. « Je me suis mis au sport, j’ai perdu 8 kilos ! lance-t-il. Je suis pour le front populaire et pour la fonte populaire. J’ai une patate d’enfer. Je dis à mes enfants : essayez d’être comme moi à 57 piges. » À l’entendre, rien ne peut désormais l’arrêter dans sa course vers la présidentielle, et certainement pas ce 40e congrès du PCF qui se tient tout le week-end dans la capitale des Flandres.
Son poste de secrétaire national est certes remis en jeu ce dimanche, « mais il n’y a pas beaucoup de suspense », admet un de ses opposants, dépité. Fabien Roussel mettra ensuite les gaz vers 2027, même si les militants devront encore confirmer sa candidature par un vote le 6 septembre. Là encore, ce devrait être une formalité.
D’ailleurs, le communiste se projette déjà, et prévient que le Fabien Roussel de 2027 ne sera pas celui de 2022. « Ce ne sera pas la même campagne, admet-il. Il y a cinq ans, je n’étais pas connu. J’avais besoin de me démarquer, d’exister par rapport aux autres. » À l’époque, son franc-parler, ses positions iconoclastes – quand il s’affirmait par exemple contre « l’écologie punitive » – et son opposition frontale à Jean-Luc Mélenchon lui avaient permis de prendre la lumière médiatique.
Pas suffisant cependant pour faire une percée dans les urnes : il n’avait recueilli que 2,28 % des voix. « Aujourd’hui, les enjeux sont différents, assure-t-il. L’offensive de l’extrême droite est beaucoup plus forte. Je ne souhaite pas affaiblir les autres forces de gauche. 100 % de l’énergie de notre campagne sera consacrée à convaincre sur le fond. » Deux axes sont retenus : le social et la paix dans le monde. « On va tirer plein de ficelles », promet Fabien Roussel.