Le candidat Horizons à l’Élysée tiendra son premier grand meeting dimanche 5 juillet à l’Adidas Arena, à Paris. En coulisses, il travaille déjà activement à la « recomposition » politique qu’il appelle de ses vœux.« Tu vas faire l’objet de l’attention des Français. » C’est ce que lui avait glissé Sébastien Lecornu venu dîner avec lui un soir d’hiver au Havre durant la campagne municipale. Édouard Philippe se battait alors pour décrocher un troisième mandat à la tête de la cité portuaire normande. À table, le Premier ministre avait beaucoup discuté avec son prédécesseur de ce qui attendait celui-ci par la suite : la bataille présidentielle. Plus que jamais, ce dimanche, Édouard Philippe va être sous tous les regards.
À l’Adidas Arena, à Paris, le candidat Horizons à l’Élysée tiendra son premier grand meeting. Il est très attendu, alors que les doutes persistent encore sur sa puissance de feu. Saura-t-il susciter l’enthousiasme, montrer la détermination qui l’habite, faire vibrer l’auditoire quand il parlera de la France, bref, donner envie ? Dans cette campagne, c’est un premier grand rendez-vous avec lui-même qu’a le Havrais, qui travaille depuis plusieurs semaines à son discours.
Immanquablement, son meeting ce dimanche sera comparé avec ceux de Gabriel Attal et Bruno Retailleau, qui se sont livrés un peu plus tôt à pareil exercice. Y aura-t-il plus de participants que les 4.000 réunis par le secrétaire général de Renaissance le 30 mai ou les 3.500 rassemblés par le président des Républicains le 20 juin ? Quels seront les élus, ministres, parlementaires qui seront présents ?
Depuis un mois, Édouard Philippe commence à engranger ses premiers soutiens. Au début de juin, Nathalie Kosciusko-Morizet l’a rejoint et a renoué alors avec un monde politique qu’elle avait quitté il y a neuf ans. Cette semaine, les ralliements consécutifs de Maud Bregeon et de Mathieu Lefèvre ont eu un double impact. D’abord, ils ont été l’indice irréfutable que Gérald Darmanin va soutenir lui aussi Édouard Philippe, puisque la porte-parole du gouvernement Lecornu et le ministre délégué chargé de la Transition écologique sont des proches du garde des Sceaux. Ensuite, puisque l’un et l’autre sont encartés chez Renaissance, leur soutien a mis en difficulté Gabriel Attal, qui va dorénavant devoir composer avec les défections au profit de son rival au sein de son parti.