Présidentielle 2027 : Glucksmann, un été pour conclure un accord avec le PS
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Raphaël Glucksmann, le 20 juin 2026 à Rouen.
LTD/Pierre Lepelletier
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Raphaël Glucksmann, le 20 juin 2026 à Rouen.
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Les tirs de pistolet à eau fusent ce samedi dans le parc Grammont à Rouen, en plein cagnard. « Très beau maillot de foot ! » lance Raphaël Glucksmann à un supporter du Paris Saint-Germain en train de se faire canarder. L’eurodéputé zigzague dans les allées de la « fête de l’été », où il est accompagné par le maire socialiste, Nicolas Mayer-Rossignol. Pas encore officiellement candidat, Raphaël Glucksmann assume être déjà en campagne « au contact des gens » et de « leurs histoires ». « J’adore ça », assure-t-il, comme pour rassurer ceux qui doutent de sa réelle détermination. Les déplacements s’enchaînent pour distiller ses premières propositions. Samedi à Rouen, c’était l’idée de remettre au goût du jour les « colonies de vacances » pour renouer avec la « mixité sociale ».
Mais d’ici à l’été, c’est un autre gros morceau qui va occuper Raphaël Glucksmann : convaincre le Parti socialiste de le soutenir. Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, refuse de lui donner les clés tant qu’il refusera de se soumettre à un processus de départage avec le reste de la gauche non mélenchoniste. Un gros blocage.
L’eurodéputé se voit donc contraint de mettre les mains dans le cambouis de la tactique politique – ce qu’il a toujours exécré – tout en faisant mine d’être optimiste quant à l’issue : « On siège ensemble dans toutes les Assemblées, aussi dans de nombreuses villes, pose-t-il. Nous avons fait deux campagnes européennes ensemble. Et nous n’arriverions pas à nous mettre d’accord sur l’élection qui compte le plus ? Il est impensable de ne pas faire cette campagne avec les militants socialistes. » Il prévient : « Il faut que l’on soit d’équerre à la fin de l’été. »
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